Dans une banque, un membre du gang des Postiches alpague un client. le type est charcutier, dans son pochon, sa recette du jour. D’ordinaire, les Postiches sont polis, aimables, on les dit désinvoltes. Là, non. Le Postiche gueule au charcutier : « ta gueule, maintenant. Tu as l’air d’un sportif et nous, on aime pas ça ». La délicieuse scène est racontée dans « Les Postiches,
Un gang des années 80 » de la non moins délicieuse Patricia Tourancheau (Libé).
Sur la quatrième de couverture, il est écrit : « Nouvelle Bande à Bonnot, financiers d’Action Directe ou gangsters de la banlieue Sud ? Ces bandits inventifs ont braqué des banques en plein jour, cassant au burin et au marteau les coffres des beaux quartiers. Déguisés façon bourges du XVIe (loden et tweed) ou en personnages de carnaval (perruques, masques grotesques, faux-nez), ils ont ramassé des millions, des bijoux, des kilos d’or, en lingots ou pièces. Se jouant de la police, défiant le ministre de l’Intérieur, Defferre, ils n’ont jamais vraiment tombé tout à fait le masque. La plupart sortaient de Belleville et du quartier République. D’abord petits voleurs de briquets Dupont ou de réfrigérateurs, certains étaient entrés en délinquance dès l’âge de dix ans. Partisans de “l’avortement et l’anarchie », ils firent équipe avec des gars de Montreuil et de Bagnolet. Mais l’épopée des Postiches commença vraiment le 6 octobre 1981 avec deux braquages de banque dans la même journée. »
Tu vois, gamin, tout ne fut pas si mauvais, dans les années 80.
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Publiée le mercredi 7 juillet 2004.
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