
Y aller, comme dans un voyage. Fraternellement, par curiosité. Pour voir, pour sentir. Pour se (re)voir vingt ans avant, aussi ; pour les ressentir, aujourd’hui.
Y aller, comme on jongle avec soi. Avec ses certitudes, ses doutes, ses souvenirs, et leurs sourires.
Y aller, comme dans une ballade dans une ville où l’on se sent de plus en plus étranger ; dans une vie de plus en plus étrange. Et revenir revigoré / ville retrouvée.
Dans la foule, des inconnus, des énervés, des tape-du-pied. Les commerçants qui tirent leur rideau ; les abribus leur révérence. Et une inconnue vous offre des fleurs.
Et puis, le lendemain, dans Le Figaro, cette coquille. « Plusieurs mètres derrière (dans le cortège), la coordination francilienne des facultés affiche son mort d’ordre »
Mot d’ordre, mort d’ordre. La mort de l’ordre, les mots de la mort.
CPE, CPE, CPE - Non, non, non.

D’autres photos sont disponibles sur mon site 23HQ(un flickr alternatif). A voir, également, celles de Philippe Brault du collectif L’Oeil Public.
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Publié: samedi 18 mars 2006.
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- Rubrique: instantanés | destruction (photoBlog)
















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