Ça sent l’cut.

Montage & no comment.

dimanche 11 mars 2007, par -temto. | Lu à 2158 reprises depuis sa mise en ligne | | Mots clés: Télé |

Deux occasions télévisuelles récentes d’apprécier la technique du montage. (Un de mes sports favoris.) À dépens, sans avoir son mot à dire, puis à bon escient. Au choix.

Vendredi 2 mars "Esprits libres." /France 2.

Dernière ligne droite de vacance. Devant le tube-à-hertz, je n’ai pas de chrono en main, mais un des intellos intervenants est... muet dans la marmite, quand les autres présents, libéraux plus ou moins sauvages, touillent et touillent encore ; et que monsieur Durand sert la soupe. Soupe rétrospective. A angle droit. Au massicot.

Service : à la coupe. Fromage bien fait, mais qui sent trop fort.

-De l’interêt de ne pas déranger sa petite famille en écoutant... au casque.-  Loin de mes trappes, collets et instruments de capture, je guette une rediff’, pour une poignée de punch-lines ... Et, revenu ici, haut-débit, je mets, acquis de conscience, mon nez par là :

"Le fascisme télévisuel." - Michel Onfray (samedi 3 mars)

"(...) Montée, massacrée, mutilée, transfigurée, l’émission ne veut plus rien dire. Dans le déroulé, il y avait des échanges sur l’extrême gauche avec BHL : disparus. Des passes d’arme avec Minc sur le libéralisme : disparus. Il y avait des interventions bienvenues de Cynthia Fleury : disparues. Il y avait des théories géniales et inédites, bien sûr, de Minc sur le libéralisme : disparues. Je répondais aux dites génialités dudit personnage sur le libéralisme anglais ou américain : disparues. Je sollicitais BHL dans une question où il apparaissait qu’il pouvait, de fait, voter Sarkozy : disparue. (...)"

Esprits en package, service-Tricatel [1]-public jusqu’à l’anosmie :

Bon... ça va, j’ai encore du nez. (De l’oreille)

Mercredi 7 mars "Toutaz." /France 4.

Hasards télévisuels. C’est périlleux encore, je zappe.

Et surprise, rare surprise physionomiste, je reconnais un visage : dans cette émission sans commentaire, il semble que c’est bien elle. Elle qu’on filme en continu. C’est Zazon  !

Mais... que fait-elle ? Elle gène. Elle dérange. Elle perturbe.

En de folles interviews et/ou interventions filmées, littéralement délirantes. Couillues, culottées, gonflées. (On notera le registre phallo- pour exprimer le courage.) Hystérique donc, et salvateur.

 Cette fille-là me réconcilie (un peu) avec mon âge. Question de génération ou de généalogie ? C’est sans doute parce que mon propre père me manque... mais, n’en déplaise aux jaloux d’avoir loupé le coche historique : des rayons d’un supermarché [2] jusqu’au parvis de Beaubourg [3] (même sans Mouna [4]), j’y sens encore le souffle -inné ou acquis- d’un certain joli mois de mai ...

Ouf.

Notes

[1] Tricatel : pas le Burgalat-sien label mais l’originale Zidi-esque corporation de malbouffe .

[2] Brigade de la repression des lipides : "Zazon lutte contre l’obésité chez l’enfant.".

[3] Un peu d’ordre à l’entrée du musée ! : "Zazon éduque la nation.".

[4] Mouna Aguigui.


Débats

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