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Cycle. Recyclage. Davduf.net n'est plus trés net.

Un malaise. Des posts qui se font rares, des brèves si brèves, l’envie qui fuit. Un malaise. Des blogs partout, du style si peu. Un malaise comme un tournant. Un malaise peut être même comme notre défaite.
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Louis-Ferdinand Céline
Bloggeur.

Après dix/douze ans à nous battre/promouvoir la liberté d’expression sur le Net, à croire en Manifeste du Web Indépendant, à jouer les Rézo de l’ombre, c’est l’avènement des Blogs, le triomphe de la parole libérée, etc., ô joie, ô allégresse, ô do it yourself mondialisé, chouette chouette, on a vécu ça, et en même temps...

Le bruit est si intense, la masse si imposante, qu’on en revient à ne plus savoir quoi lire, on a la tête ailleurs. Marre de cette tête à clics et à claques du blogger fou, qui « rumeure » plus qu’il ne pense, qui parle plus qu’il ne dit, qui azertit plus qu’il n’écrit.

Fin de partie.

Déversoir, dégueuloir, désespoir.

Même au Portail des Copains, les sources alternatives se sont taries [1]. A qui la faute ? C’est Skyblog qui se frotte les mains.

Quant aux bloggeurs, la belle affaire. A quelques exceptions près, les mêmes outils, les mêmes mises en pages, les mêmes google ads, la même pensée : sponsorisée de bas en haut. Du prêt-à-s’exprimer en deux colonnes. De l’autoréférentiel. « Le style, c’est l’homme » (Céline). Le wysiwyg, sa fin. Et le marketing, la pelle qui creuse la tombe.

Sur les blogs, on y parle Ségolène Royal, Sarkozy, on y parle geeks ; mais jamais de souffrance. Un reportage pour mille considérations. Deux choses vues pour dix milles malentendus. Nombril Party, photoblog pipeau-le, Maisons des On dit et des Businessmen. Loïc Le Meur ? Vous permettez, je baille.

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Madame Céline
Bloggeuse.

L’autre jour, au Sénat, un colloque : « Blogs et politique, le débat publique en un clic ? » [2] . Sympa. Consternant. Beau linge. Agréable. Insipide. A écouter tout ce beau monde, venu surtout vanter son blog ou son candidat [3] la fin du militantisme, la fin du tractage, du boitage, du piquet de grève, la fin de la réunion publique, de l’empoignade au bistrot du coin, c’est pour aujourd’hui. Ca s’appelle la Révolution internet, Fiston. Merde, ce n’était pas exactement celle pour laquelle on oeuvrait.

C’est donc ça le modernisme ? Ecran. Faire Ecran. Ségo/Sarko, même combat mou, mêmes disques durs ?

Et voilà que le doute ronge de l’intérieur. A quoi bon, tout ça. Le syndrome url not found, déjà connu, jamais vaincu, toujours en embuscade, a encore frappé.

Finir le site, qui n’a plus lieu d’être.

Rideau, soldes, rabais, ciao ciao, bella ciao.

Et pourquoi pas ? Et pourquoi pas aller ailleurs.

Se désintoxiquer, merde. Et pourquoi pas passer la main, encourager les autres, déguerpir, podcaster qui sait, wikipédiatiser assurément, croire en des électrons plus verts et plus libres ailleurs.

Ou attendre ?

Le doute, le doute.

[1] au point que certains ont ouvert un forum pour en parler

[2] Signe des temps : à aucun moment l’étiquette politique des intervenants ne fut donnée. Ni sur place, ni sur la plaquette de présentation, ni sur les sites. Comme si seul le fait d eblogger importait. Comme si la chose dite était moins important que le fait même de dire

[3] Signe des temps 2 : dans cet univers-là, la blogosphère politique, uh uh, dorénavant, chacun a sa particule, qu’il soit Vert ou UMP, il est « machin de machin point com » ou « je suis bidule de bidule point org »


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