« Dernière Sommation » (Grasset) : « Un roman très politique, à fleur de peau et à fleur d’Histoire, un livre électrique » (France Inter)

netManiaks

Cycle. Recyclage. Davduf.net n’est plus trés net.

par davduf, 27 juin 2006

Louis-Ferdinand Céline
Bloggeur.

Après dix/douze ans à nous battre/promouvoir la liberté d’expression sur le Net, à croire en Manifeste du Web Indépendant, à jouer les Rézo de l’ombre, c’est l’avènement des Blogs, le triomphe de la parole libérée, etc., ô joie, ô allégresse, ô do it yourself mondialisé, chouette chouette, on a vécu ça, et en même temps...

Le bruit est si intense, la masse si imposante, qu’on en revient à ne plus savoir quoi lire, on a la tête ailleurs. Marre de cette tête à clics et à claques du blogger fou, qui « rumeure » plus qu’il ne pense, qui parle plus qu’il ne dit, qui azertit plus qu’il n’écrit.

Fin de partie.

Déversoir, dégueuloir, désespoir.

Même au Portail des Copains, les sources alternatives se sont taries [1]. A qui la faute ? C’est Skyblog qui se frotte les mains.

Quant aux bloggeurs, la belle affaire. A quelques exceptions près, les mêmes outils, les mêmes mises en pages, les mêmes google ads, la même pensée : sponsorisée de bas en haut. Du prêt-à-s’exprimer en deux colonnes. De l’autoréférentiel. « Le style, c’est l’homme » (Céline). Le wysiwyg, sa fin. Et le marketing, la pelle qui creuse la tombe.

Sur les blogs, on y parle Ségolène Royal, Sarkozy, on y parle geeks ; mais jamais de souffrance. Un reportage pour mille considérations. Deux choses vues pour dix milles malentendus. Nombril Party, photoblog pipeau-le, Maisons des On dit et des Businessmen. Loïc Le Meur ? Vous permettez, je baille.

Madame Céline
Bloggeuse.

L’autre jour, au Sénat, un colloque : « Blogs et politique, le débat publique en un clic ? » [2] . Sympa. Consternant. Beau linge. Agréable. Insipide. A écouter tout ce beau monde, venu surtout vanter son blog ou son candidat [3] la fin du militantisme, la fin du tractage, du boitage, du piquet de grève, la fin de la réunion publique, de l’empoignade au bistrot du coin, c’est pour aujourd’hui. Ca s’appelle la Révolution internet, Fiston. Merde, ce n’était pas exactement celle pour laquelle on oeuvrait.

C’est donc ça le modernisme ? Ecran. Faire Ecran. Ségo/Sarko, même combat mou, mêmes disques durs ?

Et voilà que le doute ronge de l’intérieur. A quoi bon, tout ça. Le syndrome url not found, déjà connu, jamais vaincu, toujours en embuscade, a encore frappé.

Finir le site, qui n’a plus lieu d’être.

Rideau, soldes, rabais, ciao ciao, bella ciao.

Et pourquoi pas ? Et pourquoi pas aller ailleurs.

Se désintoxiquer, merde. Et pourquoi pas passer la main, encourager les autres, déguerpir, podcaster qui sait, wikipédiatiser assurément, croire en des électrons plus verts et plus libres ailleurs.

Ou attendre ?

Le doute, le doute.


[1au point que certains ont ouvert un forum pour en parler

[2Signe des temps : à aucun moment l’étiquette politique des intervenants ne fut donnée. Ni sur place, ni sur la plaquette de présentation, ni sur les sites. Comme si seul le fait d eblogger importait. Comme si la chose dite était moins important que le fait même de dire

[3Signe des temps 2 : dans cet univers-là, la blogosphère politique, uh uh, dorénavant, chacun a sa particule, qu’il soit Vert ou UMP, il est "machin de machin point com" ou "je suis bidule de bidule point org"

Messages

  • salut à tous.
    Arrêtez davduff, cela me peinerait, mais bon tout le monde à ces priorités, ces désirs, ces choix, ils sont à respecter comme on respecte la parole d’un être, normal quoi.
    C’est ici que j’ai découvert polémix et la voix off, rézo, et tout un pan d’internet qui maintenant fait parti de mon paysage.
    Quand aux blogs même si ils se ressemblent beaucoup, il faut faire la distinction, un blog est un outil et les usages qui en sont faits sont aussi variées que les individus qui les nourrissent. Les outils sont là pour s’en servir, la technique doit apporter au réel et non pas s’y substituer, c’est valable pour un site, un blog, un langage, la peinture.......
    Personnellement le blog me sert à éviter de poster toutes les semaines à tout mon carnet d’adresse les infos qui me semblent intéressantes ou essentielles, je leur ai passé l’url, à eux de se tenir informés si ils le veulent. Je sais je ne fais que comme beaucoup d’autre je ne suis qu’un relais qui accompagne ses billets de point de vues. Cela est aussi du au fait que l’écran n’est pas une fin en soi dans ma vie et que m’informer correctement me prends déjà pas mal de temps. Je préfère donc parler sur une terrasse que de rester écrire un long article, donc je poste des liens. Comme quoi toutes ces pratiques ne sont pas antagonistes et se nourrissent mutuellement, on a souvent les défauts de ces qualités.
    J’espère donc pouvoir lire encore ici des articles, bons ou moins bon c’est à moi de faire le tri, je suis un lecteur après tout.
    Allez courage, vous ne parler pas dans le vide et vous nourrissez mes conversations de comptoirs, mes insomnies parfois.
    Courage et merci.

  • D’accord avec vous sur tout.

    Sauf une chose : « Le style, c’est l’homme », n’est pas un phrase de Céline, mais de Buffon.

    Voir en ligne : vi.aPa.name

    • Oulalah... etes vous sur de ceci ? C’est trés embêtant... Depuis toujours, j’ai cru que c’était Céline. Merdum ! (et merci)

    • Bon. Maxi Mea Culpa.

      Georges-Louis Leclerc, comte de BUFFON / Discours sur le style / Paris, J.Lecoffre 1872

      Le style, c’est l’homme.
      « Les ouvrages bien écrits seront les seuls qui passeront à la postérité : la quantité des connaissances, la singularité des faits, la nouveauté même des découvertes, ne sont pas de sûrs garants de l’immortalité : si les ouvrages qui les contiennent ne roulent que sur de petits objets, s’ils sont écrits sans goût, sans noblesse et sans génie, ils périront, parce que les connaissances, les faits et les découvertes s’enlèvent aisément, se transportent, et gagnent même à être mises en oeuvre par des mains plus habiles. Ces choses sont hors de l’homme, le style est l’homme même. »

      Mais... l’explication est là :

      Louis-Ferdinand CÉLINE / Louis-Ferdinand Céline vous parle (1957) / Romans (2) / Bibliothèque de la Pléiade / nrf Gallimard 1996

      « Je ne suis pas un homme à message. Je ne suis pas un homme à idées. Je suis un homme à style. Le style, dame, tout le monde s’arrête devant, personne n’y vient à ce truc-là. Parce que c’est un boulot très dur. Il consiste à prendre les phrases [...] en les sortant de leurs gonds. Ou une autre image : si vous prenez un bâton et si vous voulez le faire paraître droit dans l’eau, vous allez le courber d’abord, parce que la réfraction fait que si je mets ma canne dans l’eau, elle a l’air d’être cassée. Il faut la casser avant de la plonger dans l’eau. C’est un vrai travail. C’est le travail du styliste. »

      Et la confirmation ici :

      Alexandre VIALATTE / Chroniques de La Montagne (1) / Robert Laffont - Bouquins 2000

      « Le style, c’est l’exagération. Nul n’exagéra plus que Céline. Il a bâti des Parthénons en crotte de chien. La matière est étrange, les monuments grandioses. Ils seraient plus nobles en marbre blanc ; mais ceux qui taillent le marbre blanc n’ont pas la carrure qu’il faudrait pour faire des monuments aussi grands que ceux de Céline. »
      <439 - 1 août 1961 p.977>

      Voir en ligne : http://www.bribes.org/style.htm

    • moi aussi, d’accord avec tout sur toi, sauf sur une chose : continue !
       ;)

      et j’ai une autre citation de Céline à soumettre : "le style, c’est René !" (Céline Dion)

    • "ton style, c’est ton cul"
      Leo Ferre

    • Le style, c’est .... la femme ?

  • Merde, Davduf, toi aussi résigné ? Pas bon signe, ça, toi comme un marqueur écologique abimé par la blogorrhée des derniers mois...Effectivement, sûrement, les interstices non contaminables sont encore et toujours dehors, pas dans les réseaux, dans les ruisseaux. Allez, va prendre un bol d’air, c’est juste une question de cycles, demain on invente le cheval de troie.

    Voir en ligne : http://granddon.free.fr/nomade

  • Oui, c’est triste de se rendre compte qu’on n’est plus spécial. Que ce médium qui nous a fasciné et qui était un enjeu pour nous est devenu un simple outil pour tout le monde.

    Être sur le web était un acte militant, c’est devenu une mondanité, une nécessité ennuyeuse, une banalité.

    Bref, alors que le réseau a finalement été pris en main par les masses, on se rend compte qu’on a peur de ses masses, d’être dilué en elles.

    Alors si ce combat était le seul qui nous donnait une motivation, une identité propre, on se sent perdu, et on s’aigrit. On commence à regretter la vulgarité des masses, tout comme les élites lettrées regretaient l’accés des masses à l’imprimerie et l’utilisation vulgaire qu’elles en faisaient.

    Et lorsqu’on prend conscience de cette aigreur qui enfle en nous, on comprend qu’il est temps de se recycler, et de passer à autre chose. Ce ne sont pas les combats qui manquent dans notre monde.

    • Il y a beaucoup de lucidité dans ce que vous dites. Plus que dans mon texte. Et pas de complaisance, non plus.

      Merci.

      C’est ça, c’est tout à fait ça. C’est la réalité dans sa belle brutalité.

    • ok

      mais deux choses me titillent : la première c’est l’idée d’unicité, qui va de paire avec un certain élitisme, alors à bas l’université populaire, je ne trouve pas très intéressant de se draper dans une posture qui quand elle se vulgarise entraîne la mort de la parole ou son déplacement vers un public plus privé, plus prisé.

      Ma question : quel était le postulat de départ ? un territoire branché à découvrir, ou la prise de possession d’un outil permettant l’émergence de quelque chose d’autre, l’expression d’une liberté peut être, aussi illusoire soit elle.

      En deux, une petite note : quand on arrête de cultiver au sahel le désert dans toute sa masse avance, ses millions de grains de sables s’installent inexorablement. Je n’ai déjà plus de quotidien à lire, alors asséchez le web tant que vous y êtes.

      Si aigreur il y a, trouvez d’autres raisons que le fait d’être dans la masse, vous y étiez vous y serez nous y sommes, même si le point de vue peut nous faire croire le contraire, vouloir l’ignorer c’est prêter le flanc à l’aigreur, aujourd’hui ou demain cela viendra, jusqu’à la prochaine posture, etc......
      Les combats ne manquent pas ici sur le réseau où ailleurs, ne chercher pas des niches ou vous réfugiez, gueulez, pensez, aimer où que vous pouvez !!!!!

      excusez moi mais d’entendre des propos qui me semblent aussi nombrilistes, m’horripile, que vous n’ayez plus envie d’écrire pour apprendre à votre fille à faire du vélo, dessiner, soit. Mais par pitié arrêtez de vous morfondre sur une image de vous même, allez faire un tour.

    • le postulat de départ ?

      Hé bien, l’idée, pour ma part, était que le Net allait offrir AUTRE CHOSE.

      Entendons nous : je trouve ça ABSOLUMENT MAGNIFIQUE que tant de millions de gens puissent prendre la parole. C’est presque un rêve éveillé pour moi. J’ai toujours était de ce côté là : radios libres, rock alternatif, fanzines, webzines, etc.

      Mais, de grace, pas de narcissime, pas de nombrilisme, pas de complaisance.

      Prendre la parole est une première étape. Dire des choses, une autre.

      Je fais part de mes doutes. En aucun cas d’une vérité révélée.

      Je vois seulement que le blogging s’est DEJA inventé une "bloggioisie".

      Est-ce cela que nous voulons ?

      Pour le reste, oui, il y a des choses à faire. Encore et encore. Mais l’époque du Web 2.0 me rappelle tellement celle de la bulle Internet. On rêve de nouveaux rivages ; et c’est l’Amocco Cadiz.

      Ni élitisme, ni bonne pensée. Merci.

    • loin de moi la volonté de facher ou d’insulter, il est vrai qu’il est rare d’entendre une parole pensée, construite, où l’on sent l’énergie de celui qui est derrière le clavier ou le stylo. C’est en 1998 que je suis passé ici pour la première fois, et à cette époque comme aujourd’hui cela reste une réalité, les pensées consistantes et émues ne sont pas légions. Moi aussi je rêvais à cette époque d’une autre chose qu’allais rendre possible internet, mais cela est depuis longtemps un espace public comme un autre, grignoté petit à petit par les marchands et les états. Que les hommes veulent avoir des maîtres cela n’a pas attendu internet, hélas. Le net n’as pas failli à la rêgle, est ce une raison pour arrêter, je ne pense pas, c’est tes doutes, voiçi mon opinion. Tu as raison pas de narcissisme, pas de complaisance, c’est ce qui rends la plupart des blogs inintéressants, et pas que les blogs d’ailleurs. Je n’ai pas pris ton article pour une vérité, je réagissais à un commentaire, tu dois avoir des raisons propres, personnelles et certainement profondes, mais l’antagonisme avec les masses, je suis désolé cela m’exaspère, c’est trop souvent un moyen de se dédouaner, un moyen de lacher prise pour de fausses raisons. Donc ne le prends pas mal, je suis touché par ce que tu écris, mais comme tu peut le voir j’ai mon esprit critique à moi (pas de complaisance). Non nous ne voulons pas d’un bloggioisie, mais je ne voudrait pas non plus de bourgeoisie...... Tu es pour moi un sniper, qui ne visait pas toujours au bon endroit, ça c’est mon opinion, mais qui visait avec ardeur. voilà.
      Le net comme le reste continuera avec le reste, 2.0, 3.0 on s’en fout, de la pensée, des émotions voilà ce que tu m’as donné, je t’en remercie, comparativement c’est déjà beaucoup. Personnellement je passe moins de temps devant l’écran pour en passer plus avec les personnes physique. Que tu écrives moins souvent, je préfère cela à ceux qui écrivent tout les jours en surveillant leur popularité. Ce n’est pas de la complaisance c’est ce que je pense. Que tu arrêtes Davduff.net c’est ton choix, je le respecte, que tu te trouve moins bon, moins motivé, soit, à toi de voir, mais s’il te plait ne rends pas coupables les masses, elles sont aussi composées d’individus comme nous.

      Comme tu l’as si bien dit, ni élitisme, ni bonne pensée, mais surtout pas d’aigreur !
      Merci.

      allez salut ;)

    • Oui, tu es complaisant, mais c’est normal en même temps : on n’est pas des professionnels de l’écrit (entendez écrivains), on écrit d’abord pour soi quand on fait un site, parce qu’on est son premier lecteur — enfin je crois.

      Ceci dit je regarde autour de moi, dans une sphère de gens dont le web marchand et/ou applicatif est le métier, et je dois être un des seuls à tenir un site (berk à blog) et à continuer depuis des années à y dire ce que je veux.

      Le monde continue à bouger, et toi à y vivre. Donc tu as des choses à dire.

      Je dis ça, mais peut-être que c’est parce que (comme je te l’ai déjà dit par ailleurs) vous autres du mini-rézo m’avez aidé, comme plein d’autres, à être où j’en suis aujourd’hui. Moi ça me manque de ne plus lire si souvent Lazuly, de ne plus lire du tout Arno. Ne vous barrez pas tous, quand même.

  • C’est le problème de toutes les stars sur le déclin... c’est forcément la faute des autres.
    La "vieillesse" est un naufrage... il est sûrement temps pour toi de faire autre chose !

    Perso, je tiens un blog mais mon ego ne dépend pas de mon nombre de lecteurs (pas besoin diront les médisants).

    Mais bon, je laisse mon adresse pour me faire un peu de pub... la notoriété des stars, même finies, vaut mieux que pas de notoriété du tout !

    Enfin, il faudrait déjà que ce commentaire passe.

    Voir en ligne : http://www.20six.fr/schleuder

    • Bien sur, que ce commentaire passe ,-)

      A chacun ensuite d’en apprécier la pertinence.

      A dire vrai, il illustre en partie ce que je voulais dire. Le regne du blogging mou, des google ads et du ranking-à-tout-prix.

    • Meuh non il ne l’illustre pas... Il me faudrait être bien naïf pour croire qu’un commentaire ici m’apportera quoi que ce soit... et encore moins une notoriété dont je n’ai pas besoin.

      Au mieux certains cliqueront sur le lien... et partiront en courant !

      Mais bon, je suis d’accord sur les blogueurs du style Le Meur qui ne disent rien, même pas sur eux-mêmes, juste du bla-bla auto-nombrilé qui ne s’assume pas et qui nous parle d’un monde qui n’existe que dans leur tête.

      Mais je ne suis pas complètement d’accord sur la souffrance : elle est partout, pas toujours où elle se met en scène, mais quand on veut la voir, elle est là, parmi tous ces blogs qui sont plus souvent des appels au contact que du narcissisme...

    • Si, si, justement, il l’illustre très bien ! Car enfin, pourquoi avoir coller l’adresse de ton blog ? Qu’est-ce ce que ça apporte à la discussion présentement ?

    • Je rank donc je suis.

      Et pourquoi ne pas revenir à l’affichage sauvage ?
      Voir des billets un peu partout en ville, au gré des étals.
      Remettre la réflexion au coeur de la vie des gens, et non dans ce vaste machin numérique.
      Bref,un peu de poésie dans ce monde de requins marteaux.

      Les pionniers trouveront toujours des endroits où planter leur pioches.

    • Tu poses la question ou tu es sûr de connaître la réponse ?

      Parce que la réponse à la question "Pourquoi ?" est (applaudissements) : "pour que les gens intelligents qui passent par ici découvrent un blog intelligent injustement méconnu...", le "rank" (c’est français ça ?) n’a rien à voir en tant que tel (je ne gagne pas un centime pour chaque passage).

      Sérieusement, je crois que c’était une manière de répondre sans répondre à cette note. Mais je reconnais que ce n’est pas évident à saisir...

  • J’ai jamais eu de blog.

    Parce que quand j’ai su ce que c’était,

    c’était déjà tendance.

    Flûte.

    Plus sérieusement, 50 millions de gens qui parlent à leur modem, ça me file la chair de poule.

    • C’est assez triste d’être déjà blasé avant d’avoir commencé.

      La machine à laver a été également "tendance" t’en n’a pas ?

      J’ai également un blog, mais comme il est égocentrique, voire tendance, je ne mets pas l’adresse.

  • FAUX Faux et faux.

    Le web se "démocratise", et connaît donc une inflation énorme de sites pourris et blogs bidons. Ok, c’est vrai, mais leur importance est à relativiser, la plupart des blogs et sites pourris sont "write only", et très peu lus.

    Alors que le nombre de lecteurs internautes croît, et donc avec le pouvoir d’influence aussi. C’était très bien d’être un activiste du web aux début des années 90, mais ça n’a touché personne.

    Aujourd’hui par contre, internet va devenir un contre-pouvoir, parce que de plus en plus de gens lisent internet.

    Et c’est bien pour ça qu’on a besoin plus que jamais de Davduf et reZo entre autres. Suivre l’exemple de Grosse Fatigue, c’est accepter la défaite.

    Je ne pense pas que votre audience baisse, et le nombre de lecteurs potentiels peut commencer à servir enfin à quelque chose.

    Aussi, il y a des dizaines de moyens de continuer, si davduf.net commence à vous ennuyer.

    • "C’était très bien d’être un activiste du web aux début des années 90, mais ça n’a touché personne"

      Faux ! ça m’a touché moi, et je ne crois pas avoir été seul. Car derrière les activistes, il y a une communauté de lecteurs. Les principes énoncés alors (le Manifeste) ont fortement influencé les pratiques d’alors, dans une situation où l’on craignait pour la survie non commerciale de ce nouvel espace public.

      "Aujourd’hui par contre, internet va devenir un contre-pouvoir, parce que de plus en plus de gens lisent internet".

      Va devenir ? Est devenu ? A été ? Aurait pu devenir ? J’hésite...

      Dans le fond, comme toujours, celà tient aux pratiques, pas au nombre de personnes connectées. Si c’est pour chatter, télécharger des sonneries de portable, voire skybloguer dans son coin, quel intérêt ? A l’inverse, l’effervescence du réseau lors du débat sur le traité CE a démontré l’existence de ce contre-pouvoir, et infine son influence réelle.

      Davduf pose une excellente question. Pour quoi en effet continuer dans le brouhaha stérile (le plus souvent) généré par les blogs ? Se résigner à occuper, finalement, une très infime part de l’espace public ? Si oui, dans quel but ?

      Alors qu’on craignait la main mise des grands groupes, des grosses multinationales, finalement, on a peut-être eu le contraire : la médiocrité par la multitude.

    • 100% d’accord, perso, je ne connais rezo que depuis 5 mois, j’en ai fait ma page d’accueil, et l’ai fait connaître à tous mes amis : et oui, je suis prof à la retraite, et mon entourage ne connaissait pas le rezo :
      le nombre de lecteurs internautes croît, et donc avec le pouvoir d’influence aussi. C’était très bien d’être un activiste du web aux début des années 90, mais ça n’a touché personne.
      Aujourd’hui par contre, internet va devenir un contre-pouvoir

  • Tain, franchement, là, j’hallucine...

    Alors, voilà : tu nous parles d’un match, qui est certes terminé : sans doute depuis un certain 29 avril, où ceux d’entre nous qui se qualifient, à tort ou à raison qu’importe, de pionniers d’un certain internet francophone, osons le dire, marginal, anticonformiste, ambitieux, oui, tellement ambitieux.

    Nos cheveux grisonnent, maintenant. Et quoi ? Nous avons gagné de belles batailles : il y a de quoi en être fiers.

    Nous recommencerons.

    Et si tu es fatigué, fais la pause sur le côte : regarder un peu pédaler les jeunes : ils sont pas si mal que ça, les jeunes... allez, souris : la vie est belle

  • Ne nous laisse pas. Quel est le lien entre Davduf et tous les blablablog ?
    Reprends-toi Davduf, tu es juste un peu fatigué mais pas résigné.

  • Arrêter, parce que différent ? Arrêter, parce que meilleur ? Parce que pire ?

    Merde. Des tonnes de blogues, les vomissures des blogeois. Pourquoi arrêter, alors qu’ici c’est mieux ? Lande brûlée...

    Dans la fange.com, toujours un rayon de lumière, un rayon de Davduf, le survivant. Les autres, partis, où ça, pourquoi ? Vivre, sans électrons. Qui à Paris, qui à Beyrouth, une liste qui nous a oublié, nous serons seuls, ça vient, ça vient.

    Des plaintes, bientôt un éveil, une volte.

  • Grosse Fatigue, Rezo, Davduf, scarabée, le menteur, les chroniques de cyberie, je vous parle d’un temps que les moins de 10 ans-web ne peuvent plus connaître... Evidemment qu’on se fatique lorsque de pionnier de la libre parole sur un truc ultra inimagibale d’utopie publique, l’on se retrouve sur une autouroute de la désinformation gravement embouteillée par une masse qui n’a pas grand chose à dire, sauf nombril mais qui klaxonne à tout va, dis t’as vu mon blog...
    Ah on en a rêvé de l’adsl pour tous... On l’a.
    C’est comme la télé hein. On voulait plein de chaines, on a le plein de merde.
    C’est comme les journaux et les magazines, on en a plein.
    Plus yen a plus on voit que, de la merde, yen a plein aussi.
    Alors ?
    On baisse pas les bras.
    On reste en conscience.
    ON naka inventer le web 5.0.
    On fait pas la course à l’audience, on fait la course au sens.
    C’est pas la même.
    Bises et merci davduf, restons vivants.

  • « Même au Portail des Copains, les sources alternatives se sont taries [1]. »

    C’est pas parce que quelqu’un ouvre un forum que ce qu’il dit est vrai :)

    • Exact. Mais cette ouverture traduit quelque chose, tout de même ? Ensuite, chacun interprete, donne son avis et, là, en effet... tout et son contraire est dit ,-)

    • Fais toi une idée par toi-même camarade !

    • hauts les coeurs, comme déjà dit, on ne court pas après l’audience !

      C’est la riposte de la société du spectacle : un peu de sens s’insinue sur le ouèbe ? On va essayer d’encadrer les plus teigneux par la loi et de noyer les autres dans le flot du blabla narcissique et sponsorisé.

      Et blogo est arrivé éhé...

      Restons optimistes, la blogmania ne durera qu’un temps, d’ores et déjà, je vois arriver sur mon site de nombreux djeuns en quête d’un peu plus de sens...

      Amicalement, sousmarinvert

      Voir en ligne : le site des changements de mode de vie et alternatives

  • Souvenons-nous de la déception des pionniers des radios libres - qui émettaient en toute illégalité - lorsqu’une décennie des eighties plus tard ils se sont réveillés avec NRJ et Skyrock comme produits ultimes de leurs combats...

    Ca n’empêche pas Radio Aligre d’exister...

    • Oui, il y a de ça. Je me souviens quand les radios libres furent autorisées - Victoire. Puis, deux ans plus tard, la pub légalisée et autorisée - Tristesse.

      Et, pourtant, tu as raison. FPP existe encore. Radio Aligre, aussi. Et d’autres. Et même combien de radios commerciales ont laissé s’exprimer de personnes...

      Donc, oui.

      Mais, attention, nulle nostalgie ici. Mais une question : comment qu’on avance ? Quoi qu’on fait maintenant ? ,-)

      Merci encore à tous.

    • Allez, viens mixer avec nous !
      Au moins ça défoule.
       ;)

      Voir en ligne : wUMP

    • uh... uh... voila donc la consécration ! ,-)

      Oui, que dire. Que le WUMP, Polémix & La Voix Off, Thorax, là, vous tous, je ne sais pas, vous inventez quelque chose, avec vos missiles sonores, quelque chose d’impalpable et de pourtant là. Oui, vous, wu, avec le Net, un espoir.

  • Boh, allez faut pas déprimer, c’est toujours super comme site ici :)

    C’est normal que les gens profitent de ce a quoi ils ont acces, en plus ils peuvent s’exprimer, critiquer, que ca soit a tort ou a raison de toute facon, c’est pas bien grave, chacun ses opinions !

    L’important c’est qu’on puisse débattre lire des choses interressantes (merci davduf, merci rezo), variées.

    Allez du nerf :)

  • Voilà. Il faut donc faire autre chose. La masse nous inspire une de ces trouilles ! Et c’est paradoxal : ce sont bien nos frères, ceux-là qui causent en blogs prêts à l’emploi ? N’est-ce pas l’utopie réalisée ? La grande causerie ? N’est-ce pas formidable ?
    Mais si, c’est formidable. Nous (je dis "nous") avons perdu la crédibilité des pionniers, sans avoir trouvé une légitimité auprès de qui que ce soit d’autre que nous. Alors la fatigue.
    Une histoire : j’écoutais des filles dans le train. Des filles comme on en rêve parce que c’est l’été orageux, que l’air du soir est chaud et humide à l’extérieur du wagon et qu’on le sait en touchant la vitre. Les filles jouent le jeu de l’attirail. Tout pointe en rondeur et rouges à lèvres, et sous-vêtements, tout est visible.
    J’ai quarante ans, je précise.
    Et puis elles disent ceci : "Tu te rends compte, elle s’est fait agresser ! Le mec la drague dans la rue, direct, en lui disant qu’elle lui plaît, qu’elle est jolie ! Putain, le mec, il connaît même pas Meetic, il y va direct ! Elle a eu la trouille de sa vie !"
    Ou quelque chose de ce genre.
    Le pire est à venir. Non ?

    Voir en ligne : Du temps où on m’appelait Jacky

    • NON, le pire on y est déjà, et maintenant ca va être une remontée lente (et douloureuse), où la conscience va reprendre ses droits sur le marché, et donc c’est pas le moment de quitter le navire ! Social-traître :-)

  • ça sent la rancoeur non ? votre constat est partagé.
    Par moi oui et non.

    Evident que le système blog formate. Evident que cela donne l’impression a chaque petit bourgeois ou de la middle class que son avis sur le monde est bien plus pertinent que n’importe quel journaliste.
    Une impression fausse en général.

    Mais si cela fait plaisir ?

    Plus sérieusement le système blog amplifie cette impression mais ça ne la crée pas. Elle existait déjà.

    Avant l’avènement de ce phénomène, les sites perso avaient déjà donner l’illusion au nerd qu’il pouvait offrir au monde ses idées pour résoudre tous les problèmes de la société.

    Davduf est né à cette époque finalement.

    Le style fait l’homme, et l’Homme a toujours été rare dans l’univers numérique. Quantitativement parlant, l’Homme n’était pas plus présent hier qu’aujourd’hui. C’est une vue de l’esprit de penser le contraire.

    Reste que la lassitude de faire vivre une activité virtuelle peut être une raison suffisamment valable pour arrêter Davduf. Il n’y a pas besoin d’autres justification.

    Voila, en tout cas, lire votre texte m’a donner une idée....Faire un reportage pour mon audio-blog. Un reportage sur mes préoccupations réelles & les fusionner avec le pretexte de mon blog. ça peut être sympa.

    en tout cas vous pouvez toujours changer d’avis et continuer à faire vivre Davduf.

    Voir en ligne : du champagne et des barricades

    • ça sent la rancoeur non ?

      Non, non. Ou alors : la (ran)coeur à l’ouvrage contre le (ran)king à google.

      Ce texte est avant tout une enguelade à moi même, à mes vieux amis, à nous tous. Une enguelade comme une accolade. En rien un truc nostalgico-rancunier. En rien.

      Avant l’avènement de ce phénomène, les sites perso avaient déjà donner l’illusion au nerd qu’il pouvait offrir au monde ses idées pour résoudre tous les problèmes de la société.

      C’est déjà pas mal. Même si c’était illusoire. Encore que. Ici ou là, le Net offre des espaces sérieux de contre-pouvoir que nous attendions tous (http://www.acrimed.org/, rezo, etc). Tout n’est donc pas perdu.

      La question est : allons nous attendre d’etre totalement étouffé/enseveli sous la profusion/pollution pour réagir ? Et si on réagissait avant ? Et comment ?

  • Et pourquoi t’irais pas lire du papier en écoutant Charles de Goal ?

  • Bonsoir,

    Je ne suis pas un vieux de la vieille du net ni un habitué de davduf.net, pourtant je pense saisir la nature de votre... disons "lassitude" ? Car c’est aussi un peu la mienne...

    Mais les blogs ne sont qu’un dispositif parmi d’autres et on peut toujours faire un autre chose... le problème n’est pas la place, car le net est extensible : "rien ne nait sur rien mais tout ce qui nait réduit l’importance relative de ce qui est".

    Non, le vrai problème est àmha un problème de pur réseau : consulter un blog, vous les consulterez tous. Bloblogueur A qui parle de ce que dit bloblogueur B, trackbacks dans tous les sens, c’est la fête du marque-page et bien vite le débordemment de pile du lecteur.

    Bref, en fréquentant les blogs, on en prend jusqu’à plus lire le temps d’un « ouf ! » (et encore, sans lire les commentaires, parce que là...). Comme les pizzas : au mètre avec 10cm entre chaque rondelle de chorizo...

    Alors bien sûr, on peut dire que c’en est fini des petits plats pour les amis aux oignons du jour... sauf que non, parce qu’à bien y réfléchir, rien n’a changé. Avant le net entier était la marge, aujourd’hui la marge est dans le net, mais c’est toujours la même... incompressible marge.

    Je ne pense pas que le net "alternatif" ou ce que vous voudrez soit lu par moins de monde qu’avant, simplement il y beaucoup plus de monde qui lit autre chose. Donc pas la peine de fermer la barraque, juste se demander ce qu’on va dresser comme table pour faire autre chose que la tambouille standard, car c’est ça l’important : faire autre chose, rester à la marge, juste parce qu’on peut et que les hommes insatisfaits c’est pas ce qui manque.

    Y aura toujours quelqu’un pour venir grignotter un morceau, pour sûr... même comme un voleur sans rien dire... et puis qui sait, peut-être qu’un jour la marge aura son propre moteur de recherche ou son propre annuaire... Peut-être... et puis sinon, est-ce bien là l’essentiel ?

    « Il n’y a pas d’œuvre d’art qui ne fasse pas appel à un peuple qui n’existe pas encore. »
    G. Deleuze

  • Pas grand chose à ajouter - sinon, j’aurais mon blog !

    Il ne faut pas avoir peur d’être noyé dans la masse. Les habitués viendront toujours. En revanche, si l’on n’a plus rien à dire. .. C’est la seule bonne raison pour abandonner un des rares espaces où l’on peut encore s’exprimer. Quant à trouver de nouveaux moyens plus efficaces, c’est un débat qui peut être intéressant et utile. Le Web a tout de même prouvé son efficacité (cf. un certain référendum).

    Bisous affectueux !

  • pareil que le vieux torse mais le constat est lucide en tout cas et il pend au nez hélas de tous les gens de bonne volonté qui ont pu suivre ce chemin sans doute...

    Voir en ligne : argh

  • Après fortune de l’Amocco-,

    j’étais petit (5-6 ans)

    avec mon papa (et un balai)

    j’ai néttoyé (en pleurant)

    les plages d’un village breton.

    Aujourd’hui j’y retourne souvent,

    avec ma fille (et un ballon).

    J’aimerai tant le dire à mon père :

    le sable est vierge grain après grain.

    Il ne faut pas lâcher l’affaire.

  • L’erreur fondamental c’est sans doute d’avoir cru que le web c’était quelque chose de novateur, dont l’explosion allait faire changer les choses.

    La réalité est tout simplement prosaïque : les internautes sont des gens.

    Aucune raison donc qu’ils se comportent différemment sur le web que dans la vie... Pour une personne ayant des choses intéressantes à dire de façon marquantes, on en trouvera toujours un millier d’autres pour blablater en boucle.

    Les sites de foot marcheront toujours mieux que les sites comme le rezo, les blogs de décervélés attireront plus de monde que davduf ou autre...

    C’est la vie, plus jeune on a eu la foi, des étoiles dans les yeux, un peu de chaleur dans le coeur, tout ça faisant carburer la volonté.

    Et puis comme tout, ça s’érode, les fissures s’agrandissent, les taches se font plus vive, et il ne reste plus qu’à se focaliser sur ces petits ilots qu’on semble être le seul à avoir remarqué, sur les choses qu’on a à dire qu’on semble être le seul à entendre...

    Et si ses choses, on finit par ne plus les voir, par ne plus les faire, alors là, c’est la fin, il ne restera que ce qu’on a combattu, que ce qu’on a dédaigné.

    J’ai encore cédé au délit de lyrisme à la con, tout ça pour dire que la fermeture de ce site, le suivant d’une liste déjà longue, ne fera que renforcer ce que tu dénonces précisément. Je peux cependant comprendre cette sensation de hurler dans le vide, elle me frappe souvent, alors je hurle plus fort, au risque de devenir sourd (et aigri)...

    • L’erreur fondamental c’est sans doute d’avoir cru que le web c’était quelque chose de novateur, dont l’explosion allait faire changer les choses.

      La réalité est tout simplement prosaïque : les internautes sont des gens.

      Hé bien, non. Je persiste à croire que nous vivons quelque chose d’extraordinaire. Jamais, à 15 ans, quand je touchais ma première Offset de bureau pour imprimer mon fanzine, puis un photocopieur municipal que j’allais squatter, je n’aurais cru que 15 ans plus tard, nous allions vivre comme au temps de Gutenberg.

      Un basculement.

      Une révolution.

      Si, je pense que le Net a, depuis longtemps, dépassé ses visées/rivages militaires pour déborder largement. Seulement la mer semble, peu à peu, se retirer à nouveau.

      Et on fait quoi, nous ? On fait quoi avec nos maillots et pieds nus ?

      On bronze, on se barre ou on se rejette à l’eau ? Et comment ? Et pourquoi ?

      Il ne s’agit pas de pester contre les touristes qui envahissent la plage. Bien sur que non. Heureux hommes qu’ils sont ! Mais il s’agit de trouver le moyen d’aller sur l’ile, en face, qui nous tend les bras.

    • La "sensation de hurler dans le vide" est peut-être inévitable lorsqu’on passe son temps à précher des convaincus et à enfoncer des portes ouvertes.

    • Frédéric,

      Heureux de te lire ici, vraiment.

      Mais, réponse.

      il est nécessaire qu’au moins la technique s’interpose entre nous et notre désir de publication, qu’au moins la technique nous arrête ou nous transporte, impose sa forme et son rythme,

      Nous sommes en total désaccord là dessus. Je ne crois pas que la technique doive être un frein. Absolument pas. Car, sinon, autant bruler les amplis marshall, les guitares Gibsons et Fender, et les pédales Fuzz ; tous ces machins qui facilitent tant le rock ’n’ roll, en le rendant accessible à tous, car seuls comptent le bruit et l’énergie. En revanche, question technique, le probleme est notre soumission à elle. Le fait que le monde entier ait accepté sans broncher de passer de la liberté graphique totale au formatgae bloggien.

      car nous ne savons pas le faire nous même et ne sommes plus ici dirigés que par la pulsion, soit un imaginaire « do or die » entretenu par tout simplement lui-même.

      Là, entièrement d’accord avec toi. Ce sont ce genre de phrase qui rendent L’Homme Moderne si moderne.

      ps : Et ça suffit comme ça.

      Qui sait ? Le débat, ici, fait tout de même du bien. Ultime partage.

    • hello,

      Nous sommes en total désaccord là dessus. Je ne crois pas que la technique doive être un frein. Absolument pas. Car, sinon, autant bruler les amplis marshall, les guitares Gibsons et Fender, et les pédales Fuzz ; tous ces machins qui facilitent tant le rock ’n’ roll, en le rendant accessible à tous, car seuls comptent le bruit et l’énergie.

      bon exemple, effectivement... de notre désaccord. pour moi la pléthore d’instruments et la facilité de leur accès est justement ce qui rend difficile la création voire l’empêche tout bonnement. admettons (c’est mon cas) que j’ai une telecaster et un peavey classic 30, avec ça je peux faire un certain nombre de choses pas si limitée que ça mais tout de même dans un certain registre alors je le fais. si je commence à me poser la question d’y ajouter une pédale, une simple pédale, je me trouve fasse à un choix démentiel et à la limite je peux me complaire devant l’étendue de ce choix et je me retrouve devant un tel éventail de possibilités que je risque de ne plus rien produire. c’est encore pire avec un synthé avec lequel je peux chercher des sons une vie entière sans jamais « jouer de la musique » (c’est mon cas). A lire dans le dernier numéro de chronicart une interview de matmos dans lequel l’un des deux dit son effrayement devant les instruments de musique électronique et comment il a voulu, pour surmonter cette angoisse, se forcer à restreindre les possibilités offertes. je vais essayer de revenir aux blogs, en disant voilà j’ai un outil qui me permet de publier instantanément avec une facilité inégalée, eh bien je dis que cela donne “forcément” le résultat que l’on sait c’est à dire que la recherche de son coule en continu sans être arrétée par rien à tel point qu’elle se prend pour musique et qu’en plus l’encouragement à faire couler encore plus est intrinsèque si on ajoute les commentaires et les trackbacks. ah, et puis vient de sortir cette revue dans laquelle je m’étend un peu sur le besoin de contraintes pour mater le blog qui, parce qu’il est trop facile, nous dévore le web comme cette algue verte la méditerannée

      En revanche, question technique, le probleme est notre soumission à elle. Le fait que le monde entier ait accepté sans broncher de passer de la liberté graphique totale au formatgae bloggien.

      est ce de la soumission technique ? ou plutot le conformisme ?

    • je me trouve fasse à un choix démentiel et à la limite je peux me complaire devant l’étendue de ce choix et je me retrouve devant un tel éventail de possibilités que je risque de ne plus rien produire.

      Oui, oui, je suis d’accord avec toi. Sauf que. je n’ai pas parlé de toutes les pédales. Mais d’une seule, la seule, la Fuzz ,-) ce que je voulais simplement dire c’est que l’électrification des guitares nous a amenés ce que nous chérissons tous les deux, je crois bien : une forme bestiale de musique animale. Et que, sans électrification, pas de simplification, pas de bestialité.

      Mais pour le reste nous sommes d’accord, je crois bien, et c’est tout le sujet qui flotte ici : maintenant que nous avons oeuvré (nous : c’est à dire NOUS et c’est à dire, aussi, les marchands / parallelement-en confrontation), que faisons nous ? Quelle est l’étape suivante, que ferons nous du Web 3.0 puisque le 2.0 bloggue et déguele.

      On voit bien que nous (NOUS + Les Marchands + le Web en voie de tf1-isation, formatage/audience/ranking/google ads) nous assistons à/crééons une forme de misére intellectuelle, comme l’on dit misère sexuelle, à aller d’un site à l’autre, d’un blog à un trackaback, d’un lien à rien, d’une excitation à pas chère, jouissive comme une brnalette devant son écran, tu parles, des soirs durant, des nuits entières, depuis, pfffoui... Et partout ces bavardages, qui ne disent rien.

      Alors, oui, que faisons nous ?

      est ce de la soumission technique ? ou plutot le conformisme ?

      En l’espèce, l’un = l’autre, je le crains.

    • Je réponds à moi même...

      Le Web en voie de tf1-isation

      Et voila que je découvre "la plateforme Blog de TF1", We Are Talented (WAT).

      Deux faits majeurs : TF1 avance ici masqué. Et le suffixe est... .TV

      Tout est dit, non ?

      Voir en ligne : We Are Talented

    • « pas de simplification, pas de bestialité. »

      De là à dire que les blogs c’est la bestialité du web... malheureusement les gens sont trop attentifs à leurs hits pour dire des choses provocantes, tout est très consensuel et pour chacun de nous il existe un consensus tout pret à déballer

      « Mais pour le reste nous sommes d’accord, »

      C’est un peu le problème que j’ai, pour moi on ne discute de manière sérieusement intéressante que quand on est pas d’accord !

      « Alors, oui, que faisons nous ? »

      Ne me dis pas que tu ne sais plus faire de site sans que ce soit un blog, ne me dis pas que tu ne sais plus faire de site sans CMS, ne me dis pas que tu as maintenant besoin des commentaires des autres pour faire un site !
      Il faut laisser tomber tout ce fatras technologique et cette recherche de popularité qu’on se traine comme les casseroles du mariage et REFAIRE DES SITES A LA MAIN, page par page

      bon courage !

  • Jean-Pierre Cloutier : Le blogue
    Politique, société, technologie

    « Mais fin de partie, comme écrit Davduf ? Je ne crois pas, tant pour lui que pour le reste des blogueurs. On traverse la « bulle » blogue tout comme on a traversé la bulle techno, avec toutes ces attentes, tous ces espoirs, et ensuite la réalité toute dure. Puis, on façonne cette réalité sur des modèles plus réalistes, voilà tout.

    Laissons passer l’été, et je crois qu’on verra un portrait sensiblement modifié de la blogosphère cet automne. »

    Voir en ligne : Jean-Pierre Cloutier : Le blogue

  • Oui, merci, ça fait du bien.

    Et oui, podcastez. Il me semble qu’il y a encore pas mal de choses à inventer dans ce coin-là... (Ah, on me dit dans l’oreillette que non, c’est déjà foutu aussi dans ce coin-là... Fichtre.)

    Voir en ligne : Ma parole !

    • Merci à toi aussi...

      Mais si, TOI, Ma Parole, dit que c’est déjà foutu de ce podcoté ci... alors... alors... alors...

      ,-)

      Merci encore

  • « Get Paid to Blog. You’ve been writing about Web sites, products, services and companies you love for years and you have yet to benefit from all the sales and traffic you have helped generate. That’s about to change. With PayPerPost™ advertisers are willing to pay you to post on topics. Search through a list of topics, make a blog posting, get your content approved, and get paid. It’s that simple. »

    En gros : bloggez / dites du bien d’une société partenaire / Et touchez du fric.

    No comment.

    Voir en ligne : http://payperpost.com/

  • David encore ? J’avais vu que Jean Pierre de Cybérie te rendait hommage. Je pense que notre Net est multiforme. Ce n’est pas une question de technologies. La blogosphère est aussi un jeu comme les médias, comme le monde après tout.

    Tu parles du podcast, du wiki, du partage... Je suis d’accord ! D’ailleurs, j’expérimente plusieurs choses depuis plusieurs mois avec d’autres. Un petit vidéo-podcast cela te dit ? Sacha et moi t’invitons sur Mémoire Vive si tu veux essayer...

    Voir en ligne : Mémoire Vive

    • Hello Natacha... ravie de te "revoir" par ici ,-)

      Poiur le vidéopodcast, pourquoi pas ? (edncore que je n’ai pas dez caméra). j’ai vu ce que vous faites. C’est évidemment fort intéressant, mais cela ne répond pas (?) aux questions posées ici : on fait quoi ? on dit quoi ? à qui, comment ?

      Bises ensoleillées.

  • Il y a des blogs qui sortent du lot, des sortes de cadeaux, d’objets précieux qu’on aime lire et garder rien que pour soi. Celui-ci en faisait (fait) partie. Ce serait triste...

  • A l’auteur, à vous toutes et tous

    oui je comprends cette envie de lacher un peu

    ans doute à s’acharner sur nos site, avec bcp d’éthique d’ouverture, on aurait pu avoir meilleure audience

    Moi je m’occupe de http://yonne.lautre.net/

    hébergé par l’asso lautre.net

    c’est très sympa, c’est auto géré et ça marche sans big boss qui touche de gros billets

    ça je trouve cela encourageant

    et puis notre site très sérieux militant etc a plus de 900 visiteurs par jour

    et les blogs n’y changent rien

    or ils sont un super moyen de liberté mais comme le net n’a pas tué la presse écrite les blogs ne tueront pas les sites

    tout se transforme, mute, se continue

    bon courage à vous

    soyez libres et heureux

    PP

    Voir en ligne : Associations solidaires 89

    • Bon jour,

      Merci pour votre contribution qui amène une précision : je me contre-fous des stats de ce site ici bas.

      En aucun cas il n’y a, ici, de quelconque rapport avec une quelconque audience.

      Il s’agit de pollution, d’envie, de fracas, etc. Certainement pas de soif de cerveau coca-colalisé.

      ,-)))

  • Voilà plusieurs jours déjà que j’ai lu ce texte, Davduf, et qu’il me turlupine. Alors, j’y reviens, et tombe sur tous ces commentaires qui attisent mon désir de te répondre.

    Tu demandes : que fait-on ? L’Homme moderne répond : la question, c’est "comment fait-on ?" Je partage ce point de vue à la Perec : la contrainte peut être créatrice, c’est-à-dire stimulante et féconde. Avec ton bel hymne à la pédale Fuzz et ton art de l’intranquillité expérimentale, je pense que tu seras d’accord ;-)

    Tiens, une petite histoire : ça commence par une "citation du jour" sur Rezo.net, une phrase de Deleuze avec des [...] intrigants, à propos de la solitude et du silence, et de ce qu’on peut trouver à dire. Moi c’est notamment pour des phrases comme ça, rencontrées au hasard de mes nuits, que je continue à croire au web indépendant, tel que tu continues à l’incarner avec d’autres. Même et surtout quand « le réel est chaque jour mieux dissimulé par un vacarme dépourvu de sens, sinon d’efficacité » (Philippe Jaccottet), il importe de faire exister autre chose que cette tyrannie du Buzz, en sachant que le résultat ne pourra qu’être dérisoire... L’essentiel est d’être en vie, et de rencontrer des êtres vivants. C’est d’ailleurs l’un des réjouissants paradoxes du Net (qui m’épatent au fur et à mesure que je commence à m’y déployer) : on y trouve aussi des êtres vivants ;-))

    J’ai retrouvé la phrase de Deleuze dans son intégralité ; comme elle résonne fort avec les propos ici tenus, la voici (à noter que ça date de 1985) :

    « Nous sommes transpercés de paroles inutiles, de quantités démentes de paroles et d’images. La bêtise n’est jamais muette ni aveugle. Si bien que le problème n’est plus de faire que les gens s’expriment, mais de leur ménager des vacuoles de solitude et de silence à partir desquelles ils auraient enfin quelque chose à dire. Les forces de répression n’empêchent pas les gens de s’exprimer, elles les forcent au contraire à s’exprimer. Douceur de n’avoir rien à dire, droit ne n’avoir rien à dire, puisque c’est la condition pour que se forme quelque chose de rare ou de raréfié qui mériterait un peu d’être dit. Ce dont on crève actuellement, ce n’est pas du brouillage, c’est des propositions qui n’ont aucun intérêt. »

    Gilles Deleuze, « Les intercesseurs », L’Autre Journal, n° 8, octobre 1985, entretien avec Antoine Dulaure et Claire Parnet ; repris dans « Pourparlers », Minuit, 1990.

    Pour moi, et peut-être aussi pour quelques autres, Davduf.net et d’autres sont quelques-unes de ces vacuoles à partir desquelles se forme quelque chose à penser, à sentir, à expérimenter.

    Allez, salut, merci, courage et sérénité !

    Et à bientôt, j’espère, ici ou là !

    Gédéon

    Voir en ligne : Heterotopos

    • Gédéon,

      Merci infiniment pour ta contribution. Ce sont ce genre d’instants qui nous font vaciller, nous tous, non ?

      Merci pour le Deleuze, aussi. Pour cette phrase, notamment :

      « Les forces de répression n’empêchent
      pas les gens de s’exprimer, elles les forcent au contraire à s’exprimer.
       »

      Allez, il est l’heure de se mettre au vert pour moi. Réflechir à tout ça. Décider, ou pas.

      Merci encore. VRAIMENT.

    • Réfléchir, oui, toujours,
      mais : surtout, ne pas abandonner !
      Internet = un moyen, parmi d’autres de communiquer, au fond de ma campagne, on a peu de meetings, et j’envoie les nouvelles du village à ses enfants aux quatre coins du monde (site et forum pour ceux qui veulent en parler) : grand écart avec la communication traditionnelle (on se déplace) encore en usage au village.C’est également un moyen d’information libre (alternative aux journaux locaux)
      MERCI, CONTINUE !

  • Quel dommage de ne pas continuer !

    Voir en ligne : Caroline Daily

  • Cette phrase de Deleuze (ainsi que le paragraphe dont elle est tirée) est assez vaine (puisqu’elle est aussi vraie que fausse) mais c’est un trait typique de cet auteur et, au final, ce n’est pas très étonnant qu’il soit tant célébré à notre époque.

    Pour revenir au sujet, je suis très surpris, après avoir lu tous ces messages, de voir l’importance conférée aux blogs qui n’ont été qu’une mode à l’instar des myspace actuels. Les blogs n’ont eu vraiment d’importance qu’aux yeux des blogueurs, à l’instar des fanzines que ne lisent que les fanzineux.

    Internet a quand même généralisé cette notion de gratuité et d’échange libre (de textes, images et sons) qui risque de prévaloir dans les têtes, ce qui n’est pas une piètre avancée, bien au contraire, de quoi ne pas baisser les bras... ;-)

    • Ah, non... Je suis en total désaccord... Un, je pense que la phrase de Deleuze est excellente par sa force et par le fait qu’elle aille à l’encontre/opposé de ce qui est couramment pensé/dit/convenu actuellement.

      Quant aux fanzines, quel contre-sens. Les fanzines ont été moteurs dans plein de mouvements musicaux (Punk, "rock alternatif", garage 60’s) ou graphioques...

  • Moi je dis avec une telle note je ne vois pas pourquoi tu participes à la pollution ambiante. Arrete donc de bloguer et lire les blogs et va faire du vélo, l’été c’est sympa. Y’a aussi le sac à hurler peut-être l’avais tu raté.

    Voir en ligne : Loic

  • Parfois j’éprouve le même sentiment décrit par davduf, après dix ans de présence sur la toile, c’est le manque de feedback qui est le plus démoralisant, bon d’accord c’est un site vitrine et pas un CMS, mais tout de même c’est assez agaçant.

    C’est infiniment ludique cette activité mais seul avec ses petits moyens, on se dit "après tout, à quoi bon ?!" Les blogs ? combien seront abandonnés dans les deux ans à venir ? Beaucoup. l’étape suivante sera la télévision sur IP pour les plus gros marchands de sable. Il y a 20 ans on pensait que Canal Plus ne marcherait pas.

    Il existe un manque d’unité flagrant dans les activistes indépendants du web et si déjà on croisait nos liens respectifs, notre contre pouvoir fonctionnerait face à des skyblogs et autre boite de lessive.

    Non, il ne faut pas s’arrêter, mais s’unir et voir grand en restant un peu bricolo au fin fond de la cave.

    J’ai la même histoire, fanzine, bouquin et finalement organe de propagande homemade gutenberg 1996. Il est possible même que nous ayons les mêmes objectifs, c’est la raison pour laquelle il faut lutter coûte que coûte ; on a quand même pas fait tout ça pour rien...

    Voir en ligne : http://www.terminal-media.net

  • T’es un grand naïf, moi je crois.
    C’est inévitable hein, on crée un truc, on est le premier à le faire, ça donne des idées à d’autres que ça inspire, ils y vont aussi, et puis ces autres donnent des idées aux autres et peu à peu ça se lamine par le bas. C’est comme ça, c’est la race humaine, ça l’a toujours été et ça ne changera jamais. Mon truc à moi c’est le rock, et c’est un exemple criant : un gars invente un style, puis tout le monde le copie jusqu’à ce que ça devienne nul et que pour rénover la chose, quelqu’un invente un nouveau style... qui en inspire d’autres, etc...

    C’est pas une raison pour ne pas t’exprimer, car faire cela revient à leur donner raison, justement, à tous.

    Bon j’admets avoir été mangé par le système, j’ai écrit un bouquin (rien d’incroyable, un peu de rock) que j’ai mis en ligne (yeah je suis indépendant personne ne m’aura), mais que personne ne lisait. Puis j’ai eu (coup de bol) l’opportunité d’être publié en vrai, pas sur le web, alors ok, je le fais et j’enlève le bouquin en ligne. Mais quand même, je fais un site lié au bouquin, puis un blog, et là tout le monde (enfin quelques-uns) le lisent.

    Je ne sais pas si j’ai raison ou tort, mais faut voir les choses en face, en 2006 le net est devenu un outil comme d’autres, avec sa part d’ombre (toute petite) et sa grande part de banal tragique. Comme le rock’n’roll qui n’est plus du tout indépendant nulle part d’ailleurs.

    Bref je me sens paumé face au web et à la multitude de sources, comme toi, mais je m’en tape, ne plus m’exprimer ce serait m’avouer vaincu. Après ça, j’espère ne pas rentrer dans la catégorie des blogs que tu critiques ;)

    Voir en ligne : Génération Extrême

    • L’exemple du rock est assez parfant, justement. L’idée n’est ABSOLUMENT pas de figer les choses, de les laisser comme elles étaient à leur origine. MAIS, car il y a un mais, l’histoire du rock est justement faite de ruptures, de gens qui en ont eu assez, ne supportaient plus ce que le rock était devenu (boursouflé, gras, etc).

      Où est la rupture Net, maintenant ? Ce texte et ce débat ne parlent que de cela, au fond.

  • Davduf, j’espère que ce ping-pong entre toi et tes lecteurs t’aura redonné des forces !
    Don’t give it up !

    "ce que je sais de plus sur la morale et l’obligation des hommes, c’est à Davduf que je le dois"

    Albert Cabu

  • Je ne pense pas que la suite de Davduf se trouve dans le podcast ...

    Déjà rien que ce mot m’énerve, je l’ai même entendu sur nrj :/
    Ca c’est essayer de faire du neuf avec du vieux, il ajoute quoi ce mot ?
    Allez rôder sur Myspace.com ou du genre, ça me fait rire, j’ai l’impression que l’on essaye de multimédiatiser son site web comme on peut alors que cela n’apporte rien du tout, et me rappel la polution visuelle des sites web qui bouge de partout... la "gif attitude" (quelle gifle oui), mais si souvenez vous les sites avec pleins de gif animé.

    J’pense en fait que ce qui me dérange au podcast c’est l’image qu’on lui a donné de "branché" qui s’est proliféré par les "stars bloggeuses" avec ,comme beaucoup on dit ici des googleads sur les côtés.

    J’ai surtout jamais rien vu de bien éstampillé "podcast" en fait .

    Bon "A+ sur la toile"

  • Juste comme ça en passant pour tous les enfants qui voulaient devenir astronaute...

    Bien à vous ;)

    Voir en ligne : J’ai vomi dans mes cornflakes

  • Bien perçu , bien rendu , bien vomi ! C’est fielleux, désespéré et... lucide comme j’aime...

  • Salut,
    La rupture du Net ? Omniprésente, permanente et rémanente.

    Je crois que tu te trompe de cible, Kamarade ! Ne sois pas dégoûté par cette globale-blogalisation qui se défait aussi vite qu’elle dégouline sur ses mises en abymes ! Le web veille et tient bon. Page html 3.2 ou bulletin board text-only, le message vomit la soupe servie par ceux qui pensent tenir par les glaouies le monde 3.0 de demain.
    Résistance, encore, toujours !

    L’Internet des esprits curieux ne crèvera jamais : reste sur ta monture pistoléro ! Parmi le brouhaha web 2.0, des sites comme le tien donnent tout son sens au LIEN hypertexte et permettent de trouver un cheminement vers des pistes de reflexions moins tendances, moins évidentes, moins immédiates que le haut débit qui privilégie l’image (choc si possible) aux mots.

    Voir en ligne : Du Rock !

  • Allez David, haut les coeurs ;-)

    Le spleen paye : http://www.lexpress.fr/info/high-tech/dossier/websphere/dossier.asp?ida=454354

    A bientôt, je n’ai pas oublié notre déjeuner. Dès que je passe à Paris je préviens.

  • Ouis le net c’est plus ce que c’etait.

    Allez on se motive et sur le monde en ruine on fait de l’agriculture sauvage, et des imprimantes ecolotrucs pour differ la pensee de fukuoka.

    Saloperie d’anciens geeks...

  • Avant la citation de Deleuze rappelée ci-dessus, Barthes écrivit aussi : "Le fascisme ce n’est pas d’empêcher de dire, mais d’obliger à dire". Au-delà, et si je peux comprendre maints vagues à l’âme, se souvenir qu’aujourd’hui "l’outil" permet aussi de mobiliser des multitudes en quelques heures, et d’accéder à une information qu’il fallait des semaines à traquer auparavant, et encore...

    L’une des réjouissances de la bloguitude c’est by exemple de voir les contorsions du grand Kapital pour investir le truc. Plus nul tu meurs. Avec un peu d’opiniatreté on se les fait en beauté... Ceci n’étant pas exclusif de tout autre mode d’intervention, mais pouvant utilement le conforter.

    Marc "le blog pour les nuls" :-)

« La Rafale ». 1995. Novembre 2005. Dix ans. On est devenu quoi ?

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Google Bubble. Politique et technologie : les enjeux de la numérisation.

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Cinq ans de « Portail des Copains ». Ou quelques bribes (minuscules et imbittables) à propos du Rézo des zéros.

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