¡ Prison Valley en el calor de Bogotá !

Hier, 14h, heure colombienne, gros trac. Mucho mucho trac. Le pavillon de la Corférias, un complexe de salons des congrès, au cœur de Bogotá, qui ne cesse de se remplir. Cent, puis deux, puis presque... trois cents personnes qui viennent assister à la présentation de Prison Valley.

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Des étudiants, des réalisateurs, des rappers égarés qui attendaient le festival Hip Hop in Colombia, un représentant des Nations Unies venu discuter serious games, des membres de différents cabinets ministériels, un courageux Manuel Ruiz, réalisateur de Meandros, documentaire sur la violence et la drogue dans le pays. C’était dans le cadre de Columbia Tres Punto, premier du nom ; une rencontre sur les technologies nouvelles.

Comme de juste, le pupitre qui sert de béquille, la frousse, l’excitation, de se retrouver face à un auditoire. Comme de juste, Internet qui se fait la malle au moment de lancer Prison Valley. ¿ Que pasa ? C’est l’enfer, tu es seul, ils sont trois cents, quatre fois plus à suivre le streamingMama mia. No hablo español. Meubler, comme on peut, se rattraper sur la bande annonce, en attendant que ça charge, puta de madre.

Comme de juste, rappeler que ces présentations crossmedia/trasnmedias/patatatemedias reposent sur une forme de malentendu : tout ce que nous avions fait avec l’équipe d’Upian dans Prison Valley cherchait, justement, à casser la relation de dépendance entre les auteurs/réalisateurs/producteurs et le public, à casser cette domination de Celui Qui Sait sur Celui Qui Regarde.

Mais comment faire autrement en public ? Donc, une scène, deux écrans géants, et eux, en face.

Puis, on improvise, Internet qui revient, des regards amis dans la salle, ceux de Sofía Suárez, venue de Cali parler des pratiques mobiles et des smartphones-boites-à-révolutionner-l’image, ceux de l’équipe de Distrito Cinema, qui remue ciel et terre pour organiser l’an prochain un grand festival international crossmedia, et c’est parti. Les questions qui fusent, les blagues, des mots qui sortent, des espoirs qui naissent, ¿ Que pasa Bogotá ? - muchas muchas gracias pour ce grand moment.

Un merci tout particulier à l’équipe de Distrito Cinema, Jaime Tenorio et Diana Camargo.

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