rictus

Sourire d'une soldate

Un visage, un sourire, parfois un nom. Girlie torture.

Avoir 21 ans. Etre une icone de la torture. Avoir toute la vie. Etre déjà mort(e). Etre soldat-tortionnaire. Avoir un joli sourire.

Trois photos.
Trois sourires.
Un rictus.

Dans Le Monde, Laurent Gervereau, président de l’institut des images, écrit : «  Ici, un pas est franchi. On fait et on montre. Il faut garder des souvenirs. Des traces ? (...) Tout se passe comme si ces soldats étaient atteints du même syndrome que l’ensemble des populations occidentales : la vie n’a de valeur que lorsqu’elle est reflétée. Webcam à demeure, vies privées étalées sur les écrans, pleurs en direct-live. Ce qui était masqué, soit honteux, soit préservé, s’étale sur les écrans. Chacun est une star dans l’œil de sa caméra. (...) » (« Reality Horror », Le Monde daté du 12 Mai 2004).

Revoir et re-voir ce sourire. S’interroger sans cesse. L’horreur, aussi, dans cette douceur. Digital-Mania. Numérique Amérique. On fait quoi, maintenant ?


A propos de cet article


En librairie

Enquete sur le maintien de l'ordre: émeutes 2005, CPE, etc.