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Le Vieux Thorax : désintégrateur rock ‘n’ roll

Par David Dufresne, 3 août 2004 | 16105 Lectures

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L’interview

Le Vieux Thorax, vieux, ok ; mais combien d’années exactement ?
34 ans... mais les morceaux à base de samples, sous le nom du Vieux Thorax, ça a commencé en 1995. A l’époque, j’étais encore jeune, alors je trouvais ça bien de lutter (à mon modeste niveau) contre le jeunisme (et surtout le frimisme) en m’appelant « vieux ». Maintenant que je commence à être dans le club des vrais vieux, ça me fait plus bizarre. Quand je vais dans un « bar techno » moyenne d’âge 22 ans, et que le barman me dit « Au revoir Monsieur », je me dis que ces p’tits gars vont finir par penser que je m’appelle « vieux thorax » tout simplement parce que je le suis, vieux, ce qui est quand même moins drôle. Donc je devrais peut-être finir un jour par m’appeler juste Thorax, comme Khaled, l’ex-Cheb Khaled (Jeune Khaled) !

On te dit de Reims et ta lettre, contenant tes disques et quelques documents de propagande, porte le cachet d’une poste parisienne, es-tu Bordelais ?
Avant, je postais mes lettres de Reims, en effet, mais j’ai arrêté depuis dix ans - la boite aux lettres au coin de ma rue à Paris, c’est quand même plus pratique... mais Bordeaux ne m’aurait pas déplu, pour son active scène musicale... et pour le vin, bien sûr2

Tes disques respirent la joie de vivre, ton label s’appelle pourtant Ta gueule Rds. Où et quand est le vrai Vieux Thorax ? Quand il chante ou quand il insulte ?
« Ta gueule » est pour moi une expression plutôt joyeuse, à vrai dire, un truc lancé comme ça à la cantonade (à la Cantona ?) pour choquer, un peu, mais en rigolant,
du style, Eh ! Ta mère Records... En tout cas je ne chante plus depuis longtemps et si j’utilise des samples-insultes de temps en temps, c’est un ingrédient pour relever la sauce, mais juste un parmi d’autres, heureusement...

Parlons de ton chef d’oeuvre : « Le Sarkozy du disque » . Un morceau qui restera dans les annales. Un morceau qui fait mouche. Un morceau précis, fort, impeccable. Raconte nous sa genèse... Tu écoutes France Inter. Chez Pascale Clark, tu entends le dialogue Pascal Nègre, l’homme d’Universal Music en guerre contre le P2P, et Patrick Zelnick, producteur devenu indépendant, puis tu l’enregistres l’émission en fichier ram, et hop ? C’est ça ? On veut savoir. On veut connaître.
J’ai foncé trouver une vieille K7 pour enregistrer le débat car j’ai tout de suite pensé que ça allait être fun ! Ici, à l’inverse d’autres de mes titres, il ne s’agissait pas d’influences mais de personnages, avec des gentils ou des méchants, comme on en met dans un film... L’ idée forte, c’est le coup de Francis Blanche « Touche pas au grisbi... », c’est une phrase que j’adore et que je voulais sampler depuis longtemps ; là ça collait parfaitement comme commentaire, en théorie... Quand j’ai vu que c’était possible de la récupérer et que ça collait pour la qualité du son et tout ça... je me suis frotté les mains ! Chose que je dois préciser : en réalité, Mr Univers Sale dit : « moi je ne suis pas rentré dans l’industrie du disque pour succéder à Nicolas Sarkozy ». J’ai enlevé la négation pour lui faire dire le contraire.Ce serait dommage de ne pas profiter du copier/coller pour transformer les choses, rien que par principe artistique, d’autant plus que tout le reste de son discours va en fait dans ce sens (du flicage)...

Dans les notes du « Sarkozy du disque » , tu cites des logiciels comme Sonic Foundry Acid, Magix Music Maker, comme tes outils-maison, peux-tu nous en dire plus ? Comment choisit-on son sampler virtuel ? A sa couleur, comme une guitare ? A son emballage, comme un ampli ? A quoi donc ? Et puis, donne nous donc des conseils si tu veux bien... Sonic Foundry Acid, Magix Music Maker, d’autres logiciels à conseiller ?
J’y connais pas encore grand chose, mais Acid me parait le mieux, plein de possibilités tout en étant relativement simple, Musik Maker est vraiment trop limité, même s’il a quelques petits plus sympas (pistes vidéos...). Attention, Acid est seulement le multipiste. Pour bien sampler il faut avoir aussi Sound Forge, du même éditeur qu’Acid.

Remontons le temps. Sur la pochette de ta rétrospective « A la recherche du gros rythme » , il est écrit : « tous titres crées sur logiciel DSS/Amiga 600 » . Serais tu en plus un menteur ?
C’est la stricte vérité, le plus handicapant étant qu’à cause des disquettes DD (double densité) et de l’absence de disque dur (bien sûr), je ne pouvais pas sauvegarder de titres de plus de 700 ko, ce qui limite pas mal au niveau samples, notamment pour les dialogues... et je n’ai jamais eu non plus la deuxième version du tracker DSS, celle avec 8 pistes au lieu de 4 ! Comme quoi il vaut mieux savoir utiliser une petite machine à 100% de ses capacités plutôt que 5% d’une énorme, où on se retrouve paumé devant un tas de possibilités et de commandes compliquées.
Ceci dit, j’ai quand même fini par passer au PC, ça pouvait plus durer...

Assez parlé technologique. Parlons technique. Sampler, sampler, comment tu fais ?
Bah ça dépend des logiciels (ou des machines). Le principe est simple : tu mets en route un morceau et tu enregistres le passage qui t’intéresse. Ça peut être un coup de grosse caisse aussi bien qu’une longue boucle musicale... Après tu redécoupes à ta convenance (par exemple enlever le blanc avant ou après), et/ou tu modifies le son... et après tu vas dans un tracker, une sorte de table de mixage ou tu peux assembler tes différents samples pour composer un morceau. J’espère que j’ai bon à la question car j’ai l’impression d’être très terre à terre ! C’est hyper banal pour qui s’y connaît un minimum... Donc, si tu voulais dire moi spécialement, ben d’abord je sample pas des trucs de merde comme j’en entends souvent sur plein de disques électro ou autre... et sinon pour les assembler ben je fais des essais au pif jusqu’à ce que ça colle bien. Mais si je ne suis ni un virtuose comme musicien, ni un vrai compositeur (j’ai pas les bases, solfège, etc...), je me démerde pas mal pour les arrangements ; je sens ce qui rend bien ou non, ce qui sonne faux ou pas, en rythme ou pas. Et ça, pour caler des boucles, ça aide bien.

Sampler, sampler, quels conseils donnerais tu à de jeunes amis qui débuteraient dans ton sillage ?
Ben, s’amuser, chercher des idées originales, conseils habituels, quoi... Pour le matériel, je préfère les logiciels sur ordinateur aux machines type Groovebox. C’est mieux car tu visualises les samples sous forme de courbes. Je déconseille d’ailleurs l’Electribe ES-1 de Korg. Elle fait sampler mais c’est pas sa fonction première et pour ça elle est mal-pratique (à presque 4000 balles, ça fait mal, croyez-moi !). Mais pour faire de l’impro en direct dans le style électro, c’est une super boite à rythme améliorée. Je le précise car je revends la mienne (300 euros, état neuf) !!! Vive l’Amiga 600, en fin de compte.

Parlons d’affaires qui fâchent : les droits. As-tu eu des soucis par rapport à certains de tes samples ?
Aucun soucis, mais normalement, ça devrait être le cas. En fait j’ai l’impression que tant que tu ne vends pas au moins des disques par milliers, tout le monde s’en fout. Et moi je n’en suis encore qu’aux dizaines. Mais ça pourrait sûrement décourager un petit label de s’engager envers moi, soit par peur d’avoir des problèmes juridiques, soit par appréhension d’avoir à gérer ceux-ci - demandes d’autorisations à faire, etc.
Je ne sais pas comment ça fonctionne en vrai, et tout ça à l’air de se mettre en place au coup par coup, avec les samples dans le rap et l’électro. Mais j’estime que je fais de la création, par la technique du collage, et pas juste du décalquage. D’accord, c’est moins créatif que de tout faire soi-même (parfois je complexe vaguement). Mais je ne vois pas en quoi c’est moins créatif de créer un nouveau morceau avec les sons originaux d’anciens titres, plutôt que de faire une reprise d’un ancien titre, à la note près, avec de nouveaux sons. Donc si je gagnais de l’argent avec ça, je trouverais normal de déclarer les samples, de ne toucher que des droits en tant qu’arrangeur et que les droits d’auteurs aillent aux groupes que j’ai samplé. Tant mieux si je peux contribuer à leur rapporter quoi que ce soit. Et si quelqu’un découvre les Easybeats grâce à « Easy love BPM », alors là j’en serais super fier : servir la cause des Easybeats !

Précisément, d’où connais-tu les EasyBeats, groupe australien des années 60, plus furieux que tant d’autres et dont l’un des guitaristes, un dénommé Monsieur Young, aura un frère, Angus, qu’on retrouvera sur «  Highway to Hell  » (AC/DC) ?
Je m’intéresse depuis longtemps aux groupes sixties et donc forcément, ils sont assez incontournables dans le genre... Ce riff est terrible, énorme, du genre auquel on ose pas toucher, mais là, j’avais bien réussi à le mettre en valeur dans un autre contexte, sur un gros beat techno, et je pense que ça sert la postérité du titre original aussi bien que d’en faire une reprise. J’ai fait la même chose avec le sample des Stones sur « Le dernier des curés » et d’autres titres. Mais bon, j’essaie de faire gaffe à ne pas non plus décliner tout l’temps la même recette... Et j’ai plus de scrupules maintenant à prendre des trucs aussi évidents.

Tu as sorti un album intitulé « Le Vieux Thorax à Radar Géant » . Existe-il encore des Radar Géant en France, selon toi ?
Non, c’est ce qui fait tout le charme de cette défunte chaîne de supermarchés. Deux autres noms de préhisto-marchés que j’aime bien : Goulet-Turpin, et COOP ; toute une époque... (sniff !)

Coop était une coopérative, non ? Justement. Qui chante d’un meurtre coopératif : « On va pendre le dernier des curés, avec les tripes du dernier capitaliste » sur « Le dernier des curés »  ? C’est toi ?
Ouais, c’est moi !.. c’était mon chant du cygne (de chanteur). C’est un refrain emprunté à la Arlette Laguiller des Guignols. Mais j’étais assez content des couplets (« Nous sommes résolument, pour l’avortement / Jean-Paul II est taré il croit que c’est mal de tirer »).

Quand tu samples Jean-Pierre Gaillard ( « 48,20 - 0,2. IBM 621, plus 7,4%. Total 324. Plus 1 virgule 2 » ) ou des extraits d’infos radio ( « la police tente de savoir s’il s’agit d’un acte criminel ou d’un accident ? » ), tu penses à quoi ? Pourrait-on parler de contre influences comme on parle d’influences ? Des forces du mal attractives ?
Ce sont des petites mises en scène dont le but est surtout d’être drôles, de par les clash que provoquent les collages ; je pense à « quelle connerie je pourrais bien faire avec ça » et si ça m’inspire, je garde, sinon je jette. Gaillard, c’était au pif, au cas où...

D’où vient la voix des « Célibataires » ( « attention, célibataires, c’est votre dernière chance » ) ?
D’un 33 Tours d’André Verchuren ! Chez Festival (FLDX519) : titre « La danse des célibataires » ; début 70’s. Mais la musique originale est naze, contrairement à d’autres titres de l’album.

Combien vends-tu de disques ?
Voir la question sur les samples... « Le Sarko... » est tiré à 100 ex., dont 1/3 part en promo et 1/3 est filé à des proches... ça fera une trentaine de ventes !

A combien estimes-tu le nombre de téléchargements gratuits de tes morceaux ?
Alors là par contre, d’après l’ami Citoyen Lambda qui s’occupe du site où on trouve mes morceaux (entre autres choses), les stats de visites et de téléchargements ont un peu explosé, notamment à la suite de l’article sur ton site !

Revenons à toi, si tu veux bien. Tes états de services depuis que ton Thorax est vieux ? Ton CV en quelque sorte...
Bah, pour le Vieux Thorax, tout se résume à peu près à ma « discographie », détaillée sur le site http://www.citoyenlambda.net. En gros : de 1995 à 1997, quatre K7 (dont une avec chant+guitare+samples, ensuite se ne seront plus que des samples) ; un titre sur la 1ère compile du webzine Vivonzeureux en 19993, qui m’a encouragé à faire deux CD en 20004, puis un autre en 2002, un autre en 2003 (avec Giscard Le Survivant, sur son label Ragondins mondains), et un autre cette année, le tout autoproduit, sous le doux nom de Ta Gueule Records. Et d’autres participations à des compiles : CQFD-Inrockuptibles, Abus Dangereux, Destination France Rock, Miss Lounge Universe France, Hello Children The Peter Sellers remix / Kid Chocolat (merci encore à eux tous). Sinon quelques soirées DJ qu’on a préféré plus modestement appeler soirées Passages de disques (j’aurais bien abrégé le terme, mais ça donne « PD », c’est pas très finaud...) avec quelques copains : Le Telstar Mouvement, Gamover, Aristide, L’Opération Kangourou... Avant 1995, j’ai aussi joué de la guitare dans quelques groupes : Aldo Magic Band, Dynamo, et Les Combinaisons, avec lesquels on a joué notamment au New-Moon, cette fameuse salle de Pigalle récemment rasée, dont tu évoques le souvenir émouvant sur ton site5. Et en plus on avait joué devant Berroyer, s’il vous plait ! Pour plus de souvenirs d’ancien combattant, j’ai même un site spécial : http://lamemoiredure.monsite.wanadoo.fr/ Et depuis 1999, je rejoue de la guitare, avec la chanteuse Karine Bagot (il y a aussi une clarinettiste). Un truc acoustique, dans un style différent de ce que je fais seul. On a fait quelques concerts à Paris, et le tremplin du Grand Zebrock en 2003. Elle a elle aussi sa page sur le site www.citoyenlambda.net. T’as vu un peu comme j’aime bien raconter ma vie ? Je crains le pire pour quand je serais encore plus vraiment vieux...6

A propos d’ « Opération Kangourou »7, je n’ai pas bien compris : est-ce ton émission ou une émission dont tu fus l’invité ?
C’est l’émission de radio d’un copain, sur FPP (Fréquence Paris Pluriel, 106.3 FM) le jeudi de 14h à 15h. Depuis quelques semaines, il fait aussi des soirées comme DJ à l’Abracadabar, sous le même nom (un mercredi sur deux, à 23h). Il ne m’a pas invité mais on est assez proches dans nos goûts musicaux depuis longtemps ; il m’a quand même fait découvrir (avec l’Incohérent) des trucs comme Jonathan Richman ou Captain Beefheart, quand je n’étais encore qu’un jeune lycéen ! Et aussi Mike Brant. Respect ! Il y a quelques années, cette émission était enregistrée à Reims, sur la Radio Primitive, avec lui (Bruno, alias Le Colonel), l’Incohérent (alias Kankrela) et Le Dérailleur fou (alias Julien, Le Jeune Vomik), puis rediffusée sur FPP. Quand ça c’est arrêté, lui a continué seul à Paris, tandis que l’Incohérent a fait, à Reims, l’émission Radar Géant, dans laquelle a été enregistré mon CD du même nom. On a tous joué ensemble dans Les Combinaisons, un sacré groupe (voir MP3 sur Citoyenlambda). A eux trois, ils doivent posséder une des collections de vinyles la plus barrée de France, de Georges Jouvin à Afrik Simone en passant par tout un tas de curiosités, à forte teneur en jerk... (attention : ce mot ne devrait jamais évoquer dans les esprits l’anecdotique Thierry Hazard mais plutôt Michel Colombier ou le Gainsbourg de 67).

On me dit que Giscard le Survivant t’a rencontré via ton site ? Est ce vrai ? Est-ce ça la modernité ?
Pas tout à fait, il a vu une chronique dans un bon vieux canard en papier, je ne sais plus laquelle, et m’a écrit pour me commander 1 cd... qu’il a lui-même chroniqué dans son fanzine papier, HAMS (Halte aux mammouths simiesques !) qu’il m’a envoyé. Après on a sympathisé et depuis, par contre, ça y va question modernité en kilos de emails échangés... Sinon lui est devenu très actif sur le web, contacte plein de sites, mets en ligne ses anciens numéros, etc.8

Qui sont les gens de « Vivonzeureux (en attendant la mort) »  ?
Il est tout seul, c’est Pol Dodu, encore un gars de Reims, encore un gars de la Radio Primitive, et encore un gars sensas ! Un passionné de musique qui a fait des tas de choses comme organiser des concerts de Jonathan Richman (son idole) en France à une période pré-« Mary à tout prix » plutôt au creux de la vague pour lui. C’est un grand connaisseur de new-wave et de pop anglaise (voir ses discographies super-pointues) mais ses centres d’intérêt sont vastes : voir son site à tout prix ! Et il nous a toujours aidé et encouragé, moi et d’autres comme Gamover ou Brodé Tango, par ses articles et ses compiles. Dernier exemple en date : il t’a signalé mon existence !9 et10

Comment interpréter cette phrase du journaliste Olivier Stupp - qui travaille pour de drôles de journaux, mais c’est une autre histoire - tirée d’un de ses mails pour les bienfaits de notre enquête à ton sujet, mais qu’il refuse de terminer : « Le Vieux Thorax donc, et oui, qui possèderait m’a-t-on dit des CD rarissimes d’un groupe rémois cultissime, dont je ne peux vous donner encore le nom... Mais qui vivra... »
Je vais pas me gêner pour le balancer car il est trop modeste, ou trop peu sûr de lui, ou trop exigeant envers lui-même, je ne sais pas... En tout cas il aurait de quoi être fier d’avoir été le chanteur et guitariste des Arajas, un groupe qui a laissé une démo et quelques enregistrements live vraiment excellents. Ils avaient d’ailleurs été repérés par Noir Désir dont ils firent la première partie à l’Élysée Montmartre vers 92. Lui, il chantait et jouait magnifiquement mais il a arrêté ; je suis resté fan, au point d’en faire un CD pirate tiré à quelques unités... ça vaudrait la peine d’être édité « en vrai ».

Dans quelle branche évoluait ton dernier employeur en date ?
Je suis fonctionnaire territorial dans une médiathèque. Mon employeur est donc une mairie, malheureusement de droite depuis plus d’un siècle (ce qu’on peut appeler un bastion !) ; à part ça c’est un super boulot (acheter des disques et les prêter !). Mais mon avant-dernier employeur fût L’UIMM (Union des Industries Métallurgiques et Minières), une sorte de syndicat patronal qui aide les chefs d’entreprise de ce secteur dans les conflits avec leurs employés ! C’est un peu près la frange la plus radicale du MEDEF... Je sais pas comment j’ai tenu 4 ans là-bas, au service documentation - putain c’que c’est long à décrocher, ces concours de fonctionnaire ! Le pire jour fût celui où je me retrouvais dans un meeting à Bercy où Alain Madelin nous expliqua que c’est de notre faute si le lion dans la jungle va nous bouffer le cul à nous et pas au japonais de devant, car on avait qu’à avoir les meilleures baskets ! Mais qu’est-ce que je foutais là, moi ? J’en frissonne encore...

Qu’est ce que la paternité t’a apporté ?
De la joie.

Retiré ?
Du temps.

Monsieur, Merci.
Vraiment.


2« car j’en boirais tant qu’il me rafraîchira » The French Paradox / Le Vieux Mégalo-Thorax, 2002.

3Compilation « Excusez-moi, je me suis occupé un peu de tout », Vivonzeureux, 1999.

4« Seulement Blessé » et « A la recherche du Gros Rythme » , Ta Gueule Rds, 2000.

5Émouvant ? Vraiment ? Bon, si tu le dis : http://www.davduf.net/article.php3?id_article=154

7L’émission « complètement à coté de la FNAC » diffusée sur Fréquence Paris Pluriel, 106.3 FM, le jeudi de 14h à 15h et rediffusée les vendredi de 10h00 à 11h00.

8Cf. l’album Le Vieux Thorax rencontre Giscard le Survivant et sa revue de Presse où s’extasiaient les Inrocks, Abus Dangereux, et d’autres.

9Vrai. ça se passe ici, dans les brèves de davduf.net.

10A noter que Vivonzeureux a aussi sa NetRadio.

Portfolio

  • « Le Sarkozy du disque »
    « Le Sarkozy du disque »
  • Le modernisme du Vieux.
    Le modernisme du Vieux.
  • « Salement Blessé » LP
    « Salement Blessé » LP
  • Grégoire, jeune, époque pré-Vieux Thorax.
    Grégoire, jeune, époque pré-Vieux Thorax.
  • Soirée spéciale.
  • « Le Vieux Thorax à Radar Géant »
    « Le Vieux Thorax à Radar Géant »
  • Reims Kangourou Konnections.
    Reims Kangourou Konnections.
  • Giscard & Le Vieux Thorax
    Giscard & Le Vieux Thorax
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Messages

  • Hé bé... bravo à ce monsieur, en effet. Je suis allé télécharger certains de ses chansons, il y en a des vraiment bien( d’autres plus facile). Dans l’ensemble,c ’est top !

  • Le Vieux Thorax, s’il existait pas, je l’aurais inventé !!! Le Vieux Thorax c’est comme un tableau de Combas...De la couleur, de la (fausse ?) naïveté mais aussi et surtout, celui qui m’a « deconstipé » musicalement. Un split CD avec lui quand il veut !

    Voir en ligne : D.RICK, electropop en force !

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