Prison Valley, trois ans après

De loin en loin, le webdoc vit sa vie, comme une œuvre autonome. Chaque mois, des centaines de personnes s’y connectent encore, les forums sont toujours actifs et puis, on reçoit des nouvelles des personnages.

Sélectionnez un passage du texte et twittez-le directement

Coup sur coup, deux mails, le même jour.

Le premier provenait de Frank Smith, un vieil homme, un homme de bien, qu’on aperçoit à la fin de Prison Valley. Une barbe blanche qui se bat depuis vingt ans contre la privatisation carcérale. Frank voulait des nouvelles, et en donner un peu. Elles étaient bonnes ; Frank disait toujours se battre contre les « for-profit prison scamsters ». Il faisait des comptes, et les comptes étaient bons : Frank a stoppé en tout 65 projets de prisons privées, une sorte de manque à investir pour l’industrie carcérale qu’il totalisait à près de trois milliards de dollars.

L’autre mail venait de Milan, et plus particulièrement d’Alberto, étudiant en design et communication design à Politecnico di MIlano. Pendant six mois, lui et sa cohorte avaient étudié Prison Valley. Alberto voulait partager ça :