Ubuntu

De Mac à Linux, épisode 3 : une véritable (é)migration.

Les deux dernières semaines ont été riches et… reposantes. Du moins, sans le chaos du début. Je prends mes marques, les lignes de commande deviennent une habitude, j’avance en territoire de moins en moins étranger — et de plus en plus riche. Et puis, la grosse affaire : adieu iCloud, le fil à la patte d’Apple.

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Avertissement : il me faut régler un malentendu. Une migration de Mac vers Linux pourrait être bien plus simple que celle que je vous conte. Disons que si vous souhaitez changer de machine, et surtout de système, quitter la cage dorée d’Apple pour la liberté Linux, sans chercher à conserver vos archives et habitudes, prenez Ubuntu (ou toute autre version accessible de Linux) et basta. Ça ira comme sur des roulettes.

Ce que je raconte ici est le chemin de croix d’un utilisateur Mac depuis, pfouiii, 20 ans qui entend migrer totalement, mais complètement : en gardant ses archives.

D’où, second avertissement : même en y consacrant une heure par jour, cette migration ne peut s’opérer en deux temps trois mouvements. On change de pays, littéralement. Et la découverte des usages, des habitudes, de la culture, chose passionnante, coûte du temps. Réclame de la curiosité. Et apporte parfois son lot de contre-coups et de déconvenues.

On pourrait parler d’émigration, tant la migration est majeure. Et c’est ainsi, comble de bonheur, et de joies, et de difficultés, que j’ai le sentiment d’apprendre parfois une nouvelle langue. L’Espéranto de l’informatique libre.

Le point sur les dernières semaines

Question matériel, les choses se sont grandement arrangées. Un autre point, à nouveau : avec son système fermé, qu’on paye au prix cher, Apple garantit la compatibilité totale (encore heureux) de son matériel avec son système d’exploitation. Avec Linux, c’est tout autre chose : la pléthore de drivers, de pilotes, de matériel, engendre tout un tas de complications (quand ça ne marche pas) qui se transforment en possibilités (quand le miracle agit).

D’où la nécessité d’arranger, souvent, les choses selon ses besoins et les spécificités de sa machine. Inutile de raconter les déceptions, quand elles opèrent… Insistons sur la joie quand on parvient à MAITRISER la bête. Tout d’un coup, c’est bien le rapport avec la machine qui change, notre rapport à elle qui s’inverse. C’est évidemment ici toute la beauté de la liberté acquise.

Mon pavé tactile, qui fonctionnait bien mais de façon limitée, est ainsi devenu une bombinette, depuis que j’ai installé libinput qui permet (dans ma configuration) de le paramétrer exactement comme on le souhaite (un doigt, deux doigts, trois ou quatre, etc). Un pas à pas est ici.

Joie de l’indépendance

Dans le même ordre d’esprit, j’en ai profité pour suivre les conseils lumineux de Samabaia, lecteur de cette série : désormais, mon répertoire /home (en gros, le répertoire utilisateur où l’on cumule préférences et fichiers) est devenu indépendant de la version de Linux que j’utilise. Autrement dit, je peux tester et installer toutes les variantes de Linux sans toucher à mes données, qui resteront intactes. L’indépendance, ça se soigne.

Sur le plan logiciels, la grosse affaire, j’y vais progressivement.

Ayant choisi l’environnement graphique Gnome, j’ai opté pour un maximum d’applications intégrées (i.e : qui se marient avec le visuel Gnome).

Pour l’agenda et les contacts, adieu iCal et Contacts (Mac) pour le calendrier et les carnet de contact intégrés à Gnome.

Au passage, et c’est la grande nouveauté de ces derniers jours, adieu surtout à… iCloud. J’aurais pu faire ça il y a des années, mais c’est bien le passage à Linux qui m’a poussé au cul : désormais, j’héberge moi-même mes calendriers et contacts ou, plus exactement, je passe par le service Owncloud de la belle association Zaclys. Comment vous dire l’extase, vraiment, de cette délivrance ? Quel moment : voir 20 ans de sa vie (contacts) basculer sous Linux ! S’extirper de l’écosystème et des serveurs d’Apple, c’est à la fois brutal et doux. Résolument vivifiant.

Pour info, Framasoft propose de vous simplifier encore les choses avec son opération Dégooglisons Internet
Rappelons encore une fois : le cloud, c’est l’ordinateur de quelqu’un d’autre. Autant être sûr, autant passer par des amis.

Pour les emails, adieu (à regret) Airmail qui avait supplanté (avec joie) Mail sur mon Mac. Ses remplaçants sont : Evolution et surtout Geary, particulièrement soigné mais encore sommaire. Il faut le reconnaitre : les clients emails sur Linux, c’est pas la joie. La révolution prend du temps.

Tant qu’à faire...

Pour Scrivener, mon logiciel fétiche, sorte de studio d’écriture complet, le passage à Linux s’est fait avec... disons beaucoup de doigté et d’amour. Et l’aide sans limites d’une poignée de linuxiens que je remercie à nouveau ici. Scrivener, c’est l’outil de tous mes projets, livres, films, webdocs. Il mériterait bien un article à part. Ça vient :-)

Les petites Notes. J’ai tout transféré sur SimpleNote (un service des gens de chez WordPress). SimpleNote fonctionne sur Linux, Mac, iOS. Ce n’est pas l’idéal : les notes ne sont pas cryptées, et transitent par les prétendus nuages. C’est pour l’heure une solution de transition. Pour conserver les enrichissements (gras, ital, titres), des notes de « Notes » (Mac), il a suffi de passer par des convertisseurs MarkDown (on en trouve une flopée sur le web).

Evernote : il n’existe pas d’application Linux pour l’utiliser en local. Mais la version en ligne fonctionne à merveille. Rien de particulier. Il existe des alternatives Linux à Evernote. Ce sera pour plus tard.

En remplacement de TextExpander (ou des snippets d’Alfred) sous MacOs, j’ai choisi Texpander et Autokey (ou plutotAutoKey-py3). Ces deux applications permettent de configurer des abréviations ou de courts textes qu’on utilise souvent, très utile pour les emails par exemple.

Pour le navigateur. Adieu Safari, imbattable sous Mac à mes yeux, revoici un vieil ami : FireFox (pas question de passer à Chrome Google). Pour les mots de passe des sites, un mois d’usage de Firefox sur le Mac, et le tour était joué : il a suffi d’utiliser mon compte utilisateur Firefox, identique sous Mac et sous Linux, et tout fut récupéré.

Pour rappels : tous ces logiciels Linux sont libres et gratuits, et maintenus par leur communauté d’utilisateurs.

En résumé : vous attendez quoi ? 😃
La suite dans quelques semaines.

Le feuilleton de Mac à Linux

Épisode 4 : démolition totale (et bilan final)
Épisode 3 : une véritable (é)migration.
Épisode 2 : les dix premiers jours.
Épisode 1 : parce qu’il n’y a pas d’alternative.


Vos commentaires

  1. Raphaël

    C’est bien tout ça ! Et c’est drôle de voir que, pour chacun, les enjeux sont différents... Les questions affrontées, les habitudes aussi, plus ou moins faciles à modifier. Par exemple, le fait d’avoir un /home séparé, j’étais persuadé que ça faisait des années que toute distrib Linux te le proposait par principe (je me souviens la première fois que je l’ai fait, comme ça a changé ma vie, en 2008 ou 2009 - je suis passé sous Linux en 2005, presque 12 ans mine de rien... - quand il y avait des problèmes de distrib, trop bidouillées, que je pouvais réinstaller en retrouvant tout à l’identique, fond d’écran inclus).
    C’est drôle aussi parce que j’utilise aussi les services Cloud de la Mère Zaclys depuis 2 ou 3 ans, et c’est toi qui me les a fait connaître... Et quand sur une machine de bureau sous Windows imposé j’ai découvert que Outlook ne gérait pas en natif (il faut acheter l’extension Exchange...) le caldav, ce que faisait très bien Thundebird, je me suis dit que quand même les arguments en faveur de l’opensource se nichaient partout...
    À propos de mail : moi qui n’utilise que Thundebird depuis toujours j’ai du mal à comprendre : qu’est-ce qui te manque ? Ou plutôt : que faisait AirMail de si spécifique ? (Avec l’extension agenda de Thunderbird - Lightning - qui est intégrée par défaut maintenant et qui marche très bien).
    [1/2]

    1. Raphaël

      [2/2] (C’est quoi ce spip qui nous limite à 1500 caractères ?)
      Bon, je suis sous KDE, donc je ne pourrais pas te donner tellement de trucs pour ton Gnome, mais pour moi c’est tellement normal de pouvoir tout configurer (les services menu de KDE, où tu rajoutes à profusion ce que tu veux sur tes clic-droit).
      Et si on continue en termes d’indépendance : puisque tu as ton propre serveur (davduf.net), tu pourrais bien y mettre tous les services cloud qui te servent, non ? Y compris la sauvegarde de ton ordi, cryptage local -> copie sur ton serveur. Il y a une solution très efficace qui fait ça (l’équivalent de ce chacal d’Apple qui te fait ça et qui ensuite lit à loisir tous tes fichiers sur ses serveurs...)
      C’est vrai que le plus beau de tout, c’est de se rendre compte qu’on peut continuer à avoir les mêmes services que les horribles Apple et Gg, mais sans eux... Et maintenant quand tu feras tes conf’ rentre-dedans contre les GAFA on ne pourra plus se moquer de toi avec ta vieille pomme dégoûtante !

      Et au fait : tu as renoncé à l’iphone aussi ? Un téléphone 100% opensource, voilà ce qu’il faut maintenant ! (Et en attendant : un Android sans compte Google, avec GooglePlayDownloader, malheureusement depuis la nouvelle version il n’y a plus le vrai-faux compte associé)

      R

    2. davduf

      Merci Monsieur !
       :-)

      Airmail : des swipes dans tous les sens pour classer, répondre, etc. Mais surtout, surtout, la fonction "snooze" qui permet de sortir tout email de la boite de récépetion et de le faire réapparaitre à la date souhaitée... Il semble que Thunderbird a eu une fonction similaire mais le plug in n’agit plus :-)

      1. davduf

        Contradiction entre mes charges anti-Gafa et mon ex-Mac : ça devenait intenable :-)

        Reste un p’tit problème pour moi : mes présentations Keynote, des années de travail, modifs, etc, confectionnées sous Mac : il va me falloir pas mal de patience pour les migrer. Ou carrément changer de façon de faire... J’hésite encore... Toute piste est la bienvenue :-)

        iPhone : dès qu’il sera en fin de vie, il sera enterré. Et remplacé. Oui. Et oui.

        1. Loïc

          Pour changer de Keynote (et de philosophie — personnellement je viens de LibreOffice Impress), je suis en transition vers Reveal.js, des présentations 100% html/css, avec support markdown (et c’est opensource, bien sûr ;-) ).
          Faut bidouiller et souvent se satisfaire de présentations plus simples (à mon niveau en tout cas), mais je passe petit à petit tous mes supports de cours là-dessus.
          Pas testé les fonctionnalités avancées (notes, synchronisation de la présentation speaker/auditeurs) ni la création de thème par manque de temps, et aussi parce que la base me suffit.
          Références un peu anciennes qui m’avaient décidé à y passer, sur le blog de Stéphane Bortzmeyer ici et ici

          1. davduf

            Cher Loïc,
            Oui, reveal-js est également l’option que j’ai en tête... Mais j’ai près de 500 slides animées sur mon Keynote... Alors... hum... C’est rude...
            Refais tu toutes tes pages une à une, ou importes les tu ? Comment ça fonctionne ?
            Merci !

            1. Loïc

              Pour l’instant, je triche : tout ce qui est nouveau (et j’avais beaucoup de nouveaux cours ces deux dernières années) est fait directement dans reveal.js, et l’ancien conservé dans Impress, avec juste les mises à jour annuelles.
              Je n’ai pas cherché d’outil pour importer mes fichiers. L’avantage de LibreOffice, c’est que tu peux ouvrir un fichier (.odp ici) comme une archive, dedans tu trouves un content.xml dans lequel tu peux récupérer le texte non mis en forme.
              Si j’avais à récupérer beaucoup de slides, je chercherais une solution de ce type : une conversion en mode texte, puis copier-coller dans reveal.js où je recréerais les pages. Évidemment, ça marche si tu as surtout du texte sur tes slides (c’est mon cas). Pour les images, les animations et les transitions, je ne sais pas s’il y a une solution automatique.

  2. Roger

    Bonjour,
    Concernant la partition /home
    Il est aussi possible de créer des liens qui pointes vers une autres partitions pour remplacer des dossiers systèmes.
    Dans mon cas, j’ai un ssd de 250 gb, que j’ai partitionné en 4 avec un home séparé.
    Toutefois j’ai pas mal de fichiers "multimédia" audio-video-photo etc...
    Je n’ai pas besoin de la vitesse d’exécution du ssd sur ce type de fichiers et en plus ça commence à peser au fil des ans.
    J’ai donc en plus du ssd, deux hdd classique, l’un où sont stocké les dit fichiers partitionné en /multimedia et l’autre en /sav sur lequel se trouve les backups des fichiers essentiels de config du home comme par exemple le dossier utilisateur de Firefox et thunderbird.
    Simplement supprimer les dossiers originels créé à l’installation "musique, video, images etc..." par des liens des dossiers portant le même noms mais situé sur la partition "multimédia" du dd classique.
    Je présume que un utilisant un point de montage fixe, cela doit aussi fonctionner avec un disque externe usb..
    @ +

    1. Dalza

      Bonjour
      C’est également ce que j’ai fait, en montant plusieurs volumes au démarrage, qu’ils soient en SATA ou USB (Format NTFS pour les USB, pour pouvoir les prêter à des Windowsiens). Pour cela, il suffit effectivement de les ajouter dans le fichier fstab, rien de plus facile ! Par contre le système râle quand ils ne sont pas branchés à l’ouverture de la session, mais rien de méchant.
      Bonne journée, et bonne continuation @Davduf
      Dalza

  3. Spinnaker

    Bonsoir et merci pour vos articles.
    Je suis militant Linux depuis 2005 et n’ai ( presque !) pas touché de Mac ou de Windows depuis : répulsion totale. J’installe très régulièrement ( et de plus en plus) des Linux sur les ordis de mes amis qui sont de plus en plus dégoûté par Windaube et même par Mac...
    Bref pour la dernière demande que j’ai , c’est une utilisatrice de Scrivener que je ne connais pas. Si vous pouviez me dire si je peux le trouver et savoir s’il y a des équivalents. J’ai entendu parler de Manuskript. Qu’en pensez vous ?
    Cordialement
    AF

    1. davduf

      Bonjour !

      Pour Scrivener, le lien est en haut
      Pour Manuskript, oui, assez proche, mais moins complet. Tout dépend des besoins de la personne... Je prépare un article sur le sujet bientôt :-)

      Merci !

  4. pasquier

    merci pour le partage de votre expérience.
    et pour ceux qui voudrait conserver leurs archives, connaissez vous une distrib linux capable de récupérer une sauvegarde timemachine et la remettre au propre dans son système avec les logiciels qui vont bien pour continuer à l’exploiter ?
    merci et bien a vous !

  5. Okki

    Je viens de lire les trois épisodes, et ça fait plaisir de voir que des personnes provenant de macOS puissent adhérer à Linux et à l’environnement GNOME ^_^

    D’ailleurs, au sujet de ce dernier, vous auriez sans doute une bien meilleure expérience avec Fedora, la distribution de référence pour GNOME. À l’inverse d’Ubuntu GNOME, Fedora propose toujours la dernière version de toutes les applications GNOME. Si on prend le cas d’Ubuntu 16.10, au milieu d’un certain nombre de modules en version 3.22 (la dernière version de GNOME à ce moment-là), on retrouvera par exemple l’agenda ou le gestionnaire de fichiers en version 3.20, vous privant au passage des dernières nouveautés. Même chose pour des applications tiers comme Geary.

    D’un point de vue technique, Fedora propose une partition /home séparée par défaut, de même que libinput par défaut (sifflote :) Même chose pour le nouveau protocole d’affichage Wayland (qui remplace le vieillissant X.org) qui a le soutien complet de GNOME et qui est désormais le choix par défaut sous Fedora, quand Ubuntu a préféré développer Mir de son côté (même si Wayland est également disponible dans les dépôts, il ne recevra jamais le même amour que peut lui porter Fedora :p)

    Pour un petit résumé de tout ce qu’ils ont accompli l’an passé...

    Et d’après un journaliste d’ars technica, ça serait même la meilleure distribution de 2016 :D

    1. davduf

      Bonsoir Okki,

      Incroyable :-)

      Ce week end même, j’ai testé Fedora en live USB... Et j’ai tout de suite senti que quelque chose fonctionnait mieux. Rien que mon écran externe : un meilleur respect des dimensions.

      Seulement, je n’ai pas osé. Peur d’avoir à refaire plein de réglages, faits pour Ubuntu Gnome, sachant que j’ai du pain sur la plance en ce moement...

      Mais votre intervention m’invite à franchir le pas....
      Je suis juste inquiet de tout casser :-)

      Merci encore !

      1. davduf

        Aie, je lis sur Ars Technica

        I’ve also been unable to find a clipboard manager that works properly under Wayland.

        Or, je me sers d’un clipboard sans arrêt :-)

        The other major gripe I have with Wayland is that it doesn’t appear to support fractional scaling for HiDPI screens. It works great at 2X, which covers most screens, but there are those where 1X is too small, but 2X is too much.

        Mais j’avoue que ça ne m’avait pas frappé dans le test live.

        Merci de me dire :-)

        1. Okki

          Il semblerait que GPaste soit compatible avec Wayland au travers de XWayland (la couche de compatibilité qui permet d’utiliser des applications encore non pleinement compatibles).

          Il faut également savoir que même si Wayland est le choix par défaut, au moment de vous connecter à votre session, il y a une petite roue crantée sous vos identifiants qui vous permet de choisir d’utiliser plutôt ce bon vieux X.org

          Pour le fractional scaling, il y a ce rapport de bug, mais ça ne semble pas avoir beaucoup bougé.

          Sinon, dans GNOME 3.24 qui doit sortir cette semaine (mais qui ne sera pas proposé dans Fedora avant la version 26 prévue pour le mois de juin), ils ont normalement corrigé les quelques bugs restants concernant Wayland. J’imagine qu’au fil du temps, de plus en plus d’applications seront pleinement compatibles.

          Donc, au pire, vous pouvez essayer Wayland dès maintenant, puis rebasculer sur X.org si tout n’est pas encore parfait, avant de retenter d’un simple clique de souris d’ici quelques mois.

            1. Okki

              Plusieurs éléments sont nécessaires : Wayland, GTK+, Cairo... jusqu’aux icônes qui doivent être disponibles dans une résolution suffisante. Bien évidemment, toute la chaîne est censée être ok depuis déjà quelques temps (je n’ai pas encore la chance de posséder un tel écran pour vérifier par moi-même).

              D’après cette page, la prise en compte est censée se faire automatiquement si GNOME détecte une résolution d’au moins 192 dpi, et une hauteur d’écran d’au moins 1200 pixels.

              Pour l’activer manuellement, vous pouvez passer par l’Outil de personnalisation (qui n’est pas installé par défaut sous Fedora, mais un petit tour dans la logithèque est c’est bon), cliquer sur l’onglet Fenêtres puis modifier l’option Mise à l’échelle des fenêtres (logiquement à 2 pour du HiDPI).

  6. Raph13

    Bonjour,

    Belle entreprise que cette migration.
    Je vous conseille fortement de jeter un coup d’oeil à Synapse (pour remplacer Alfred) et à Gnome-Pie (si vous utilisez une souris et non le trackpad) qui sont des outils qui changent le quotidien.
    Je suis certain que tout le monde doit y aller de son avis et de sa distribution alors j’y vais du mien : Perso, j’ai fait Ubuntu entre 2005 et 2008 puis je suis passé avec Archlinux une fois plus à l’aise et je ne le regrette pas, j’y suis toujours 9 ans plus tard. Tout fonctionne au poil, rolling release, mon PC a des uptimes de plusieurs mois...
    Bravo et bon courage pour la suite.

    1. xSquid

      @Raph13,

      Il y a 2 problématiques que je rencontre avec Synapse qui font que je reste fidèle à Albert :
       - Il ne gère pas la fonction "keywords" dans les lanceurs *.desktop ;
       - Il double les entrés si j’ai un lanceur dans "usr/share/applications", et son pendant personnalisé dans " /.local/share/applications".
      À priori il n’est pas possible de configurer les plugins (en tous les cas pas via l’interface).
      Je ne sais pas si ces problématiques sont résolues dans les versions récentes (j’ai la 0.2.99.2 sur LMDE2)
      C’est fort dommage car Synapse est bien plus optimisé en consomation processeur.

      Une idée ?

  7. Dmitri Goosens

    salut,
    Cool d’avoir fait le pas... Me rappelle quand j’ai viré Windows pour passer sous Ubuntu.
    (Ai fait le même choix, au fait, Gnome est vraiment bien léché)

    Sinon, deux remarques :
    - pour les mails, Thunderbird est, pour moi, imbattable...
    et avec le thème Monterail (voir ici : http://www.omgubuntu.co.uk/2017/04/a-modern-thunderbird-theme-font), c’est même visuellement une vraie réussite (j’utilise la version "Dark")
    - concernant "tous ces logiciels Linux sont libres et gratuits, et maintenus par leur communauté d’utilisateurs."
    Ce n’est pas correct... Il y a bon nombre d’applications payantes et encore plus de logiciels qui ne sont pas libres
    Ma préférence ira toujours vers des solutions libres, mais je peux au moins cité Sublime Editor (qui ne l’est pas) et PHPStorm (qui n’est pas gratuit) qui sont imbattables pour moi

    Courage pour la suite...
    Comme on dit chez Framasoft... La route est longue mais la voie est libre

    1. davduf

      Thunderbird et Monterail ? Quand je l’ai vu, j’ai sauté sur l’occasion. Et c’est vraiment super !

      Il me reste la focntion snooze que je n’ai pas et ce sera le nirvana !

      Merci pour les précisions !

      1. Dmitri Goosens

        lol
        Possible de corriger cette abomination :
        "mais je peux au moins cité Sublime Editor"
        —> *citer

        me fait mal au cœur de savoir que j’ai laissé passer ça...

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