18 avril 2003, par yannick bourg
Ici, l’art et ses tenants (on passe, par pudeur ou par nausée, sous silence ses aboutissants) on les hâcherait plutôt menus. On sait ce que cache leur supercheries, leurs misérables avant-gardes, tout cet effrayant gâchis de matières et de couleurs ou ces pseudos-pensées uniformes qui suffisent à faire une carrière là où un être intelligent et sensible les épuiserait en une semaine. Le mot et le milieu n’ont rien de sympathique ; heureusement, quelques individus débordent du cadre et nous exhortent à ne pas nous fâcher plus rouge. Di Rosa est de ceux-là. Seul, ou avec son frère Buddy (sculpteur), il représente une des rares traces d’un peintre capable de nous toucher sans nous les nouer.