Pourquoi je rejoins le Parti Pirate

Hackons les élections !

By David Dufresne, 8 May 2012 | 641 Visits

Suède, Allemagne, la déferlante arrivait, annonçant avec d’autres — désorganisés, invisibles, indignés, Anonymous — des bouleversements politiques. Il fallait voir, comprendre. Quand je suis tombé sur des discussions d’une rare jouvence, des joutes débarrassées des conneries habituelles des «appareils» politiques. Etrange instant, 10 mai 2012, j’adhérais au Parti Pirate. 31 ans jour pour jour après qu’un vieil ouvrier m’avait pris dans ses bras à La Bastille. Il pleurait, j’avais 13 ans; la suite, on la connait.

Sur le site, et ses forums, le programme du Parti Pirate était clair, quatre piliers, quatre idées forces:

  • défense des libertés et droits fondamentaux (vie privée, liberté d’expression...),
  • exigence de transparence,
  • militance pour le libre accès au savoir et à la culture (partage, droit d’auteur...), et
  • lutte contre les monopoles privés (système des brevets...).

Deux amis, vieux comme des modems 14.400, me firent part de leurs doutes comme de leurs espoirs. Le Parti Pirate français, ça sonnait comme un défi. Ça sonnait comme une bataille avec soi-même et avec les institutions.

Trop tard pour me présenter dans la circonscription d’Amérique du Nord, où je suis désormais exilé, c’est avec joie que j’acceptai dans la foulée la proposition de Pierre Mounier pour battre pavillon pirate du côté du XXème arrondissement de Paris. Sur Skype, il m’avait dit le mot juste, le mot qui tue:

«Hackons les élections».

De la politique, certes. Mais piratée, hackée, hâchée menue. Ensemble, on écrivit ce petit bout de programme pour notre affiche:

Révolution numérique, mais appareils politiques restés à quai.

Nouveaux usages, mais contrôles d’un autre âge.

Cultures libres, mais marchands aux aguets.

Les nouvelles technologies changent le monde, et elles le font maintenant. Une possibilité s’offre désormais à nous tous: reprendre le contrôle de notre vie publique, ou laisser le Vieux Monde diriger toujours et contrôler encore.

Moussaillons ou vieux loups de mer, déçus de la politique ou utopistes, montez à bord.

La suite ici même. Très vite. Code is poetic.

David Dufresne, alias Davduf

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