A fond sur la Gonzo Highway (Hunter S. Thompson).

Par David Dufresne, 2 juin 2005 | 150 Lectures

Il a tout inventé, ou presque. Il a mis de la Subjectivité et de la Férocité là où il fallait : dans le journalisme mourrant. Comme Faulkner, il croyait que « la meilleure fiction est bien plus vraie que n’importe quel journalisme ». Sauf que, lui, le Doc Thompson, il n’a pas fait qu’y croire. Il l’a écrit sur son front(on), martelé sur tous les tons et tous les tempos. Dans sa correspondance, Gonzo Highway, sortie hier en France, Hunter S. Thompson écrit : « les faits sont des mensonges lorsque l’on se contente de les ajouter les uns aux autres ». Voilà qui est vrai, bon sang. Voilà qui fait mal, qui fouette et qui enchante.

Faut lire Gonzo Highway, on en sort hilare et déprimé – merci à Nicolas Richard, ami traducteur, pour avoir mis le coeur à l’ouvrage nécessaire.

Lire le génial salopiaud parce qu’il écrit : « le reste du monde n’est qu’un simple décor pour [notre] vie ». Et qu’il faut s’y tenir, en rester là – enchantement, oui ; mais déprime, donc : pourquoi donc n’a-t-on pas la force de Hunter S ; Thompson ? Pourquoi évite-on la tempête, quand lui s’y plonge, alors qu’elle est belle, offerte, à nous ?

A un gamin, qui rêvait de devenir Hell’s Angel, suite à la lecture de son fameux livre, H.S.T. conseille : « mieux vaut créer ses propres schémas que de tomber dans les ornières creusées par d’autres ».

Gonzo Highway !

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