la fleur au bout de la caméra

Par David Dufresne, 9 avril 2003 | 69 Lectures

Bassora
Bassora
Soldat anglais dans un des palais de Saddam

La guerre. Avant-hier, ces images de soldats couchés dans un jardin. Ils confondent ballade bucolique et campagne de guerre. Un déjeuner sur l’herbe, à Bagdad. C’est l’armée américaine qui filme, qui filme, et qui arrose toutes les télés du monde. Nous sommes dans les jardins d’un palais présidentiel de Bagdad, lundi matin, dit on. La fleur au bout du fusil, la fleur au bout de la caméra. Mise en scène. Et maintenant, ça. L’avancée vers le Palais. Des tanks au ralenti. Toujours cette volonté de calme, de tout est possible, ce faux semblant de force tranquille.

Bagdad
Bagdad

Et puis l’intérieur. Images sombres. Images de télésurveillance. Silence, grandeur et décadence annoncée. Les GI’s fouillent, toujours lentement. La caméra filme, mollement, complaisemment. Triomphe modeste et mondial à la fois. Des minutes comme ça. Sûres. Déterminées. Des minutes d’agents immobilier, de guides de musée. Des minutes de vendeurs.

Pour finir, un lien sur l’avant-guerre : War(t)-Art, 365 collages du 11 sept. 2001 au 11 sept. 2002.

Et puis, deux sites. L’un pour rigoler : Police municipale (site non officiel) (le plus drôle étant la petite phrase « restons patient, pas de réaction trop hative ! » à propos de la Dernière réunion de la Commission Consultative de la Police Municipale). L’autre, qui vient tout juste d’ouvrir sous la houlette du sociologue Laurent Mucchielli, pour s’informer : Clarifier le débat public sur la sécurité.

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