Les années 8O.

Par David Dufresne, 7 juillet 2004 | 135 Lectures

Dans une banque, un membre du gang des Postiches alpague un client. le type est charcutier, dans son pochon, sa recette du jour. D’ordinaire, les Postiches sont polis, aimables, on les dit désinvoltes. Là, non. Le Postiche gueule au charcutier : « ta gueule, maintenant. Tu as l’air d’un sportif et nous, on aime pas ça ». La délicieuse scène est racontée dans « Les Postiches, Un gang des années 80 » de la non moins délicieuse Patricia Tourancheau (Libé).

Sur la quatrième de couverture, il est écrit : « Nouvelle Bande à Bonnot, financiers d’Action Directe ou gangsters de la banlieue Sud ? Ces bandits inventifs ont braqué des banques en plein jour, cassant au burin et au marteau les coffres des beaux quartiers. Déguisés façon bourges du XVIe (loden et tweed) ou en personnages de carnaval (perruques, masques grotesques, faux-nez), ils ont ramassé des millions, des bijoux, des kilos d’or, en lingots ou pièces. Se jouant de la police, défiant le ministre de l’Intérieur, Defferre, ils n’ont jamais vraiment tombé tout à fait le masque. La plupart sortaient de Belleville et du quartier République. D’abord petits voleurs de briquets Dupont ou de réfrigérateurs, certains étaient entrés en délinquance dès l’âge de dix ans. Partisans de “l’avortement et l’anarchie », ils firent équipe avec des gars de Montreuil et de Bagnolet. Mais l’épopée des Postiches commença vraiment le 6 octobre 1981 avec deux braquages de banque dans la même journée.  »

Tu vois, gamin, tout ne fut pas si mauvais, dans les années 80.

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Messages

  • Autant que je me souvienne, leur dernier braquage c’est fin dans un bain de sang, non ?

    ça casse un peu le mythe de « bandits d’honneur »...

    • Hmm... Je n’ai pas ce souvenir, ni terminé le livre (ce qui ne devrait pas tarder). Des nouvelles, bientot.

    • En effet, la fin tourne mal. Un mort (cote police), un autre coté Postiches. Mais quelle histoire ! Avec quel ultime rebondissement (cf. l’affaire Fourniret qui aurait récupéré une partie de leur magot)

    • Je vois qu’il y en a qui suivent ! et ça me fait plaisir. Rue du Docteur Blanche, à la sortie du Crédit Lyonnais, c’est pas joli-joli, c’est vrai, mais c’est le chef de la BRB Raymond Mertz qui pète les plombs et qui tire le premier.Contre ses propres consignes. Patricia Tourancheau alias Postichette.

    • je suis tous a fais d’accord, il n’y aurais pas eu de coup de feu, peut etre qu’il n’ y aurais pas eu de morts !!!

  • moi,je pense que c’était des mecs droit qui n’avait jamais fait une goutte de sang pendant leur braquage, je suis de montreuil,et je connais deux ex postiche.c’est peu-etre pas reluissant pour vous,mais moi je respecte ces mecs. il etaient arrivé au sommet !

    • franchement ces hommes ont une reputation d homme loyale donc au moins sa cest bien et sinon mr beretta sa va tu a msn alors ou pas

  • les postiches c est la crème des braqueurs,des aventuriers,rien a voir avec le milieu,dommage que l épopée se termine mal...mais quelle histoire !et merci a patricia tourancheau pour ce délicieux livre

  • la meilleure équipe de braqueurs que la france aie connu une solidarité rare dans ce milieu notamment lors du dernier braquage sanglant ou l un des postiches a été libéré par son ami au péril de sa vie.une légende qui finit mal...

  • c etaient de vrais bonnhomme de vrais amis d enfance qui ce sont serrer les coudes jusqu au bout de vrais braqueur parti de rien

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