Sarko et les journalistes

Par David Dufresne, 5 novembre 2007 | 131 Lectures

C’est l’image d’un hyper-président qui descend d’un avion. A ses côtés, trois personnages qui jouent, à leur corps défendant, le rôle de leur vie. Eux sont journalistes. Lui un président google-ads, un président mot-clé, un président sans gants tout en slogan, un président du tout-spectacle.

C’est Sarkozy qui s’avance. Lui qui aime tant les tutoyer, les journalistes. Lui qui en a aimé une, dit-on. Lui qui s’entoure d’eux dans les ministères. C’est ce président qui ne manque jamais de les choyer, qui les appelle par leur prénom, qui les étouffe d’amour tant il est accro à eux. Un jour, en plaisantant sans rire, il lança à une petite troupe venue le couvrir : « je connais tous vos patrons ! ». Et il s’en alla se faire maquiller plein de sourires.

Un autre jour, d’après émeutes, il avoue dans un ami journal (Le Point) : « La communication est à l´action ce que l´aviation est à l´infanterie ; l´aviation doit passer pour que l´infanterie puisse sortir ; c´est lorsqu´on a gagné la bataille de la communication qu´on peut commencer à agir. Il y a vingt-cinq ans, on agissait puis on communiquait ; à présent, tout a changé, c´est parce qu´on a communiqué, et qu´on s´est fait comprendre, qu´on peut agir. »

C’est Sarkozy, flanqué de trois journalistes, exfiltrés par l’Infiltreur number One. C’est une image si belle, si fausse. Celle d’un président copain copain, venu s’acheter un virginité dominicale à bas prix.

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