Webdocumentaire, jouer au petit journaliste

Par David Dufresne, 13 janvier 2012 | 143 Lectures

Malgré son titre quelque peu réducteur, « Webdocumentaire, jouer au petit journaliste », l’analyse signée Thomas Constant est l’une des plus pointues écrites sur le genre ces derniers temps.

Quelques citations :

  • « Différemment des documentaires classiques, l’interactivité des webdocumentaires, rappelant la jouabilité des point’n click et leurs mécaniques d’investigation, transforme la place de l’utilisateur qui, de spectateur de documentaire tendrait à devenir un joueur… de documentaire. »
  • « L’utilisateur, s’imaginant autre, se sent capable de façonner le sujet et plus globalement le monde, mi-virtuel (car il évolue dans un programme informatique), mi-réel (car les prises de vues sont réelles). Cette bivalence est la clé de l’ambiguïté de la production ; habitué aux documentaires classiques, censés représenter en images le réel (ou une partie), l’utilisateur a brusquement la possibilité de modifier cette construction par ses actions »
  • « Poussé par un acte de transgression du genre documentaire, l’utilisateur devient « joueur », chargé de reconstituer un dispositif classique au cœur d’un autre, interactif et non linéaire, qui cloisonne l’ensemble de ses actions. Cette posture de joueur n’est pas seulement motivée par le programme lui-même, mais aussi et surtout par l’utilisateur/joueur/journaliste qui entretien sa fonction dans un but purement personnel, relié à sa progression dans le webdocumentaire et non dans un objectif de transmettre des informations qu’il note soigneusement, comme le ferait une vrai journaliste en vue d’éditer son travail. Dans sa forme la plus stricte, le webdocumentaire ne ressemble pas à un jeu, mais intègre des mécanismes liés au jeu pour pousser l’utilisateur à conserver, voire développer cette posture de joueur. »
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